Dans un communiqué daté du mercredi 9 juillet 2025, la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP) a félicité la promulgation de la loi n°25/049 du 7 juillet 2025.
Ce texte enrichit le régime spécial de sécurité sociale en y intégrant les titulaires de mandats politiques, tout en posant les jalons d’un système de retraite par capitalisation et d’une épargne retraite logement.
Un droit social enfin universel
Jusqu’alors réservée aux fonctionnaires de carrière, la couverture sociale s’ouvre désormais aux élus et autres responsables nommés, affirmant la volonté présidentielle d’une administration véritablement protectrice.
En reconnaissant le service public rendu par ces agents à haute responsabilité, la loi incarne une conception plus équitable du droit à la protection sociale.
Vers un régime de pensions durable
Parmi les innovations les plus marquantes figure l’instauration d’un mécanisme de capitalisation pour la branche pensions.
À la place d’un système purement par répartition, chaque cotisant pourra désormais constituer un capital individuel, garantissant une retraite plus stable et prévisible, quel que soit le contexte économique.
L’épargne retraite logement, nouveau pilier de solidarité
Autre avancée de cette réforme : la création d’un produit d’épargne retraite logement, destiné à faciliter l’accès au logement des agents publics à l’approche de leur départ à la retraite.
En mobilisant une part de cotisations pour constituer un apport personnel, l’État entend ainsi offrir un filet de sécurité supplémentaire et promouvoir la stabilité résidentielle des serviteurs de l’État.
Portée par le Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Lihau et adoptée grâce à l’engagement des députés et sénateurs, cette loi marque une étape historique pour la CNSSAP.
L’institution se dit prête à déployer tous les moyens nécessaires pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace de ces dispositions, dans le respect des principes de bonne gouvernance et de solidarité qui fondent le système congolais de sécurité sociale.
Lydia Mangala


