L’exécutif provincial de Kinshasa, à travers la Brigade spéciale de protection de l’environnement et du bien-être social, a lancé ce lundi 28 avril 2025 une vaste campagne de sensibilisation au civisme routier, couplée à une lutte contre plusieurs fléaux urbains, dont le phénomène « Kuluna ».
C’est dans le quartier 1 de la commune de Ndjili, dans le district de la Tshangu, que cette initiative a été symboliquement lancée. Sur place, des agents de la Brigade ont mené des actions de proximité, distribuant des tracts et échangeant avec la population, notamment les conducteurs, sur l’importance des comportements responsables sur la voie publique.
Un appel à l’engagement citoyen

Mimie Bikela, responsable de la Brigade, a insisté sur l’implication de chaque citoyen dans l’amélioration du cadre de vie à Kinshasa :
« Tout le monde doit se sentir concerné et s’impliquer pour promouvoir le civisme routier. Les autorités de la ville investissent beaucoup et mobilisent d’importants moyens pour rendre Kinshasa propre et sûre. Il est temps que les Kinois en prennent conscience et adoptent des comportements responsables », a-t-elle déclaré.
Une campagne ciblant plusieurs fléaux

Cette campagne ne se limite pas à la sensibilisation routière. Elle vise aussi à combattre plusieurs formes d’incivisme et d’insécurité qui gangrènent la ville, notamment :
– L’insalubrité (déchets sauvages, caniveaux bouchés)
– Les tapages diurnes et nocturnes (nuisances sonores)
– Les marchés pirates (occupation illégale de la voie publique)
– Les épaves de véhicules abandonnés
– Le phénomène Kuluna (groupes de jeunes délinquants)
Une initiative à l’échelle de toute la ville

Après Ndjili, la campagne s’étendra progressivement à d’autres communes de Kinshasa. Des patrouilles renforcées, des actions de nettoyage et une collaboration avec les forces de l’ordre et les associations locales sont prévues pour garantir l’efficacité de l’opération.
Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté politique claire de restaurer l’ordre, la propreté et la sécurité dans la capitale congolaise, tout en responsabilisant les citoyens à travers une approche participative.
Lydia Mangala


