Alors que des rumeurs l’annonçaient sur une liste commune avec Shabani Nonda, l’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football, Véron Mosengo-Omba, a finalement choisi de briguer la présidence en solo. Il a déposé son dossier au siège de la Fédération congolaise de football association, quelques minutes seulement avant la clôture officielle des candidatures.
L’ambiance était particulièrement tendue dans la soirée de mardi. Alors que l’horloge approchait de 22 heures, heure limite fixée pour le dépôt des dossiers, Véron Mosengo-Omba a fait une entrée remarquée dans les locaux de la fédération. Très attendu par les médias et les observateurs du football congolais, il met ainsi fin à plusieurs semaines de spéculations.
Interrogé sur cette arrivée tardive, à la limite de la forclusion, le candidat a évoqué des impératifs familiaux pour expliquer ce timing serré. Au-delà de cet aspect, sa décision de se présenter en indépendant redessine les équilibres de cette élection. Loin de toute alliance, il s’affirme désormais comme un prétendant direct au fauteuil présidentiel.
Véron Mosengo-Omba ne se présente pas sans projet. Il propose une vision structurée autour de onze axes stratégiques, avec pour ambition principale d’opérer une rupture avec les pratiques du passé. Son programme repose notamment sur des principes clés tels que la transparence dans la gestion, l’intégrité des acteurs et des compétitions, ainsi que la redevabilité envers les membres et le public.
Avec cette candidature de dernière minute, la liste des prétendants est désormais complète. Ils sont neuf à briguer la présidence de la FECOFA, parmi lesquels Aziz Makukula, Max Mayaka, Jean Didier Masamba, Kévin Issa, Bosco Mwehu, Pathou Mangenda ou encore Jean-Claude Mukanya.
L’entrée en lice de Mosengo-Omba, fort de plus de trois décennies d’expérience au sein de la CAF, vient rebattre les cartes. Son profil de technocrate aguerri, face à d’anciennes gloires du terrain et à des gestionnaires locaux, annonce une campagne électorale intense. À l’approche du scrutin du 20 mai, le football congolais s’engage dans une phase décisive, où chaque candidature pourrait peser lourd dans l’avenir de la discipline.
Josaphat Mayi


