Le président congolais Denis Sassou Nguesso a partagé, ce dimanche lors d’une interview sur France 24, ses doutes sur l’efficacité des sanctions pour résoudre les conflits en Afrique. Il a souligné l’importance de privilégier le dialogue et de favoriser des solutions africaines.
« Les sanctions n’ont pas toujours résolu le problème. Ce qui compte pour nous, c’est de trouver une véritable solution à la crise », a déclaré le chef de l’État congolais, réaffirmant ainsi son opposition aux mesures punitives.
Interrogé sur le rôle de l’Union africaine, Denis Sassou Nguesso a reconnu que les médiations sur le continent rencontrent des défis, tout en soulignant l’importance pour l’Afrique de prendre en main ses propres crises.
« Les Africains ont toujours été capables de régler leurs problèmes sans aide extérieure. Il n’est pas nécessaire de faire appel à d’autres sans l’inclusion de l’Afrique, » a-t-il précisé.
Le président congolais a également évoqué la situation en Libye, notant que des acteurs extérieurs avaient tenté d’exclure l’Afrique des négociations, avant de réaliser que la stabilisation du pays nécessitait une participation africaine.
Cette déclaration survient alors que Brazzaville et Kinshasa cherchent à renforcer leur coopération en matière de sécurité. Le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, a déclaré lors de la 10ᵉ session de la Commission spéciale Défense et Sécurité à Kinshasa que la République du Congo « n’a jamais été, et ne sera jamais, un refuge pour des initiatives visant à déstabiliser un pays voisin, en particulier la République démocratique du Congo. »
Alpha Lushima


