La République démocratique du Congo a réaffirmé avec force sa volonté d’assainir le secteur minier lors d’une réunion stratégique tenue le 20 novembre 2025 au Centre pour le Dialogue Humanitaire Henri Dunant, à Genève.
Au cœur de cette rencontre internationale de haut niveau : le Ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui s’est illustré par une intervention ferme et structurante.
Face aux principaux acteurs mondiaux du secteur acheteurs, partenaires techniques et responsables de vastes chaînes d’approvisionnement issues de l’Est de la RDC Guillaume Ngefa a porté un message sans ambiguïté : la justice congolaise n’entend plus tolérer les dérives qui gangrènent l’exploitation minière.
Il a rappelé que le Gouvernement s’engage à instaurer un cadre juridique strict, garantissant non seulement la sécurité et les droits des investisseurs, mais aussi la protection des communautés locales, premières concernées par les retombées du secteur minier. Le garde des Sceaux a insisté sur une mobilisation judiciaire totale contre la corruption, la fraude financière et la contrebande minière, trois phénomènes qui alimentent l’économie parallèle et fragilisent la stabilité dans les zones d’extraction.

« L’impunité ne sera plus un refuge pour ceux qui pillent nos ressources naturelles », a-t-il affirmé.
Cette position rejoint l’appel lancé par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui a insisté sur la nécessité d’une traçabilité transparente du minerai, de la mine jusqu’au marché international.
Prenant la parole à son tour, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a salué la détermination du ministre de la Justice à remettre l’État au centre de la gouvernance minière. Elle a réitéré la vision du Président de la République : aucune ressource du sous-sol congolais ne doit servir à financer l’insécurité ou la criminalité économique.
Elle a conclu en rappelant le cap fixé : une gestion minière fondée sur la transparence, la redevabilité et l’intégrité, pierre angulaire d’une RDC tournée vers la paix, le progrès et la reconstruction nationale.
Joséphine Mawete


