La séance plénière du jeudi 21 mai, présidée par le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a été marquée par un exercice soutenu du contrôle parlementaire, à travers l’examen de trois questions orales avec débat adressées à des membres du Gouvernement.
Au cœur des échanges, la formation professionnelle, le secteur minier et la gestion foncière, trois domaines jugés essentiels pour le développement socio-économique de la République démocratique du Congo. La première question, initiée par le député national Élie Kambale Musavuli, a été adressée au ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila. Les discussions ont porté sur la situation préoccupante des centres de formation professionnelle à travers le pays, notamment les défis liés aux infrastructures, aux équipements et aux conditions d’apprentissage.
En réponse, le ministre a reconnu l’existence de contraintes structurelles majeures, tout en mettant en avant les efforts engagés pour améliorer les capacités d’accueil et renforcer l’encadrement des apprenants.
La deuxième question orale avec débat, portée par le député Pierre Sumey Kitenge, a concerné le secteur minier. Elle a été adressée au ministre des Mines, Louis Kabamba Watum. Les échanges ont porté sur le système de quotas d’exploitation du cobalt instauré par l’ARECOMS, la suspension de certaines activités dans la filière cupro-cobaltifère, ainsi que la participation des travailleurs congolais au capital des sociétés minières.

Le ministre a défendu ces mesures, les inscrivant dans une dynamique de régulation du secteur et de protection des intérêts économiques nationaux, tout en soulignant la volonté du Gouvernement d’assurer une meilleure redistribution des richesses minières.
La troisième question, initiée par le député Steve Mbikayi, a été adressée à la ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele. Les débats ont porté sur la régularité des procédures de lotissement et le respect des servitudes d’utilité publique.
La ministre a évoqué les nombreuses difficultés auxquelles son secteur reste confronté, notamment en matière d’organisation et de moyens, plaidant pour un renforcement de l’accompagnement budgétaire afin d’améliorer la gouvernance foncière.
Au terme des échanges, un débat général s’est instauré, permettant à plusieurs députés d’apporter observations et recommandations sur les problématiques soulevées.
Intervenant avant la clôture, le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a insisté sur la nécessité de moderniser le cadre juridique de la formation professionnelle. Il a rappelé le rôle stratégique de ce secteur pour l’employabilité des jeunes et le développement économique, tout en appelant à l’actualisation de textes jugés obsolètes afin de mieux structurer l’action publique.
À l’issue de la plénière, les membres du Gouvernement concernés ont sollicité un délai réglementaire de 48 heures pour fournir des éléments de réponse complémentaires sur certaines préoccupations. Le Président de l’Assemblée nationale a ensuite levé la séance.
Cette session montre la volonté du Parlement de renforcer son rôle de contrôle et d’accompagnement de l’action gouvernementale, dans un contexte où les attentes de la population en matière de gouvernance et de résultats restent élevées.
Lydia Mangala


