Après une arrivée sous haute tension à Rabat, le calme est enfin revenu dans la tanière du Sénégal. Entre éclats de voix en conférence de presse et tractations diplomatiques, le différend concernant le lieu d’entraînement, est désormais officiellement clos.
Tout a basculé hier, dès l’arrivée de la délégation sénégalaise dans la capitale marocaine. Alors que le pays s’apprête à vivre une finale historique contre le Maroc, le sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, a fendu l’armure lors de la traditionnelle conférence de presse de veille de match. Visiblement marqué et encore sous le choc des conditions d’accueil, le technicien n’a pas mâché ses mots face à une assemblée de journalistes médusés. « C’est anormal, c’est anormal ! Mes joueurs étaient en danger !!! », a-t-il martelé à plusieurs reprises.
Sans filtre, Thiaw a porté le débat sur le terrain de la sécurité, dénonçant des failles lors de leur arrivée à Rabat, loin de la sérénité habituelle des grands rendez-vous. En fait, le malaise s’est prolongé sur le choix des infrastructures. Bien que le Maroc a mis à disposition le prestigieux Complexe Mohammed VI, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a opposé une fin de recevoir.
Par souci d’équité sportive, le Sénégal a exigé de s’entraîner sur le terrain annexe du complexe Moulay Abdellah, lieu plus proche des conditions de match. Un bras de fer de quelques heures qui a finalement tourné en faveur des Lions de la Teranga. Si leur demande a été acceptée, la séance est programmée pour ce soir à 17h00.
Alors que la polémique menaçait d’entacher l’image de cette finale, la situation a connu un dénouement rapide. Dans un nouveau communiqué publié il y a quelques minutes, la FSF a annoncé que « tout est rentré dans l’ordre ».
La fédération a tenu à remercier personnellement Faouzi Lekjaa, président de la FRMF, pour son implication directe. Grâce à son travail personnel et sa réactivité, des solutions ont été trouvées pour garantir la sérénité de la délégation sénégalaise.
Le climat est désormais à l’apaisement. Entre un Maroc pays hôte ambitieux et un Sénégal, finaliste pour la troisième fois en quatre éditions, l’affiche reste royale. Les polémiques de vestiaires s’effacent pour laisser place à la vérité du rectangle vert. Le rendez-vous est pris. Après les mots, place au football.
Josaphat Mayi, à Rabat


