En marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a pris part à une réunion stratégique consacrée au corridor de Lobito, avec une ambition claire : en faire un moteur de développement régional.
Réunissant les délégations de la RDC, de l’Angola et de la Zambie, ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers, cette rencontre de haut niveau a permis de poser les bases d’une transformation du corridor de Lobito en un véritable écosystème économique intégré. Au-delà de sa fonction logistique, ce projet est désormais envisagé comme un levier structurant pour la croissance et l’intégration régionale.
Les discussions ont notamment porté sur l’élaboration d’un plan directeur commun, visant à harmoniser les politiques et renforcer la coordination entre les États partenaires. L’objectif est de garantir une mise en œuvre cohérente et efficace des projets liés au corridor, dans une logique de complémentarité régionale.
L’accélération des infrastructures a également été au centre des échanges. Routes, voies ferrées et plateformes logistiques devront être modernisées pour fluidifier les échanges commerciaux et faciliter la circulation des biens et des personnes à travers les frontières. Dans cette dynamique, la facilitation du commerce transfrontalier apparaît comme un enjeu clé pour stimuler les économies locales.
Par ailleurs, la mobilisation des financements, tant publics que privés, constitue un pilier essentiel de cette stratégie. Les partenaires présents ont souligné la nécessité de créer un environnement attractif pour les investisseurs, afin de soutenir le développement des chaînes de valeur autour du corridor.
Intervenant au cours de la réunion, la Cheffe du Gouvernement congolais a insisté sur la dimension sociale du projet. Pour Judith Suminwa, le corridor de Lobito doit avant tout bénéficier directement aux populations, notamment à travers la création d’emplois, l’essor des activités économiques et l’amélioration de l’accès aux services essentiels.
Cette approche s’inscrit dans la vision du Gouvernement congolais de faire du pays un hub logistique et économique régional. En capitalisant sur sa position géographique stratégique et ses ressources, la RDC entend jouer un rôle central dans les échanges commerciaux en Afrique australe et centrale.
Lydia Mangala


