Le ministère de l’Emploi et Travail a annoncé, dans un communiqué daté de ce mercredi 14 mai 2025, que la Journée nationale des Forces Armées, habituellement célébrée le samedi 17 mai, sera chômée et payée sur l’ensemble du territoire, mais avancée au vendredi 16 mai pour l’ensemble des administrations publiques et des entreprises.
Cette décision s’inscrit dans le cadre légal des jours fériés et de l’organisation du travail en RDC.
Un jour férié coïncidant avec un samedi
Conformément à l’Ordonnance n° 23-042 du 30 mars 2023, le 17 mai de chaque année est désigné « Journée nationale des Forces Armées », jour férié légal en République démocratique du Congo.
Or, ce jour tombe cette année sur un samedi, journée non ouvrable par principe dans le secteur public, tel que le rappelle l’article 1er du décret n° 24/09 du 17 février 2024 relatif à la discipline administrative.
Avancement du congé pour garantir un droit effectif
Pour permettre aux agents de l’État, aux salariés et aux employeurs de bénéficier pleinement de ce droit au repos payé, le communiqué précise que le congé est avancé au vendredi 16 mai 2025.
Cette mesure évite que la célébration militaire ne se déroule sans compensation en jours ouvrés et s’applique sur toute l’étendue du territoire national, tant pour les administrations que pour les entreprises et établissements de toute nature.
Cadre juridique et portée pratique
Le ministre Ephraïm Akwakwa Nametu, signataire du communiqué, s’appuie sur la combinaison de l’Ordonnance 23-042, qui identifie strictement la liste des jours fériés légaux, et du décret 24/09, qui organise le régime des jours non ouvrables dans la fonction publique.
En pratique, vendredi devient un pont officiel : services administratifs fermés, écoles, banques et nombreuses activités économiques étant suspendues, tandis que les forces de sécurité et certains services de garde maintiendront une permanence.
Cette anticipation du congé national permettra aux militaires et à leurs familles de célébrer comme il se doit la Journée des Forces Armées, tout en offrant à la population civile un long week-end et une occasion de participer aux cérémonies et défilés traditionnels qui marquent cet hommage annuel à l’armée congolaise.
Lydia Mangala


