Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont tenu le mardi 9 septembre 2025 une réunion de coordination consacrée à l’évolution de la situation épidémiologique nationale.
Trois épidémies majeures préoccupent particulièrement le pays : la variole simienne (Mpox), le choléra et la résurgence de la maladie à virus Ebola.
Mpox : une tendance générale à la baisse
Selon les données de la semaine 35, la RDC enregistre une diminution progressive des cas de Mpox. Le taux de létalité est passé sous la barre des 2 %, tandis que le taux de positivité se maintient autour de 30 %.
La province de la Tshuapa reste toutefois l’épicentre, nécessitant un suivi renforcé et la poursuite des campagnes de sensibilisation et de prévention.
Choléra : un recul marqué, mais des foyers persistants
La situation du choléra connaît une nette amélioration : seulement 144 cas signalés à la semaine 35, contre plus de 1 500 la semaine précédente.
Cependant, certains foyers demeurent préoccupants, notamment au Sud-Kivu et au Maniema, où l’accès à l’eau potable et aux soins reste limité.
À Kinshasa, 60 cas ont été signalés, avec une létalité d’environ 3 %. Les efforts actuels se concentrent principalement sur les îlots le long du fleuve Congo, zones particulièrement vulnérables.
Ebola : un foyer confirmé à Bulape

La résurgence de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Bulape a conduit à la confirmation d’une vingtaine de cas, dont 16 décès. Face à cette urgence, un budget initial de 17 millions USD a été mobilisé pour la réponse.
Les actions en cours comprennent :
– le déploiement des équipes d’investigation et de riposte,
– l’acheminement des vaccins et intrants médicaux,
– la mise en place d’un centre de traitement Ebola,
– l’utilisation de molécules thérapeutiques spécifiques,
– et l’organisation de ponts aériens pour assurer la logistique des intrants.
Une vigilance accrue et une réponse multisectorielle
Les autorités congolaises appellent à une vigilance accrue et à la mobilisation de tous les partenaires nationaux et internationaux pour freiner ces épidémies et protéger les populations vulnérables.
En dépit des progrès enregistrés dans la lutte contre le choléra et le Mpox, la menace persistante d’Ebola rappelle l’importance d’un système de santé résilient, capable de répondre rapidement et efficacement aux crises sanitaires récurrentes.
Lydia Mangala


