Le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC), à travers l’Inspection Générale de l’Éducation (IGE), a organisé, le samedi 8 novembre 2025, une importante séance de travail au Lycée Maman Diankeba, dans la province éducationnelle de Kinshasa Mont-Amba.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs liés à l’introduction de l’épreuve orale d’anglais à partir de la session 2026 de l’Examen d’État, une réforme pédagogique d’envergure qui marque un tournant décisif dans le système éducatif congolais.
Une rencontre de haut niveau pour une réforme ambitieuse
Présidée par Hubert Kimbonza Sefu, Inspecteur Général Chef de Corps, la séance a réuni plusieurs personnalités et acteurs clés du secteur éducatif notamment le Coordonnateur du Secrétariat général de l’IGE, l’Inspecteur Général adjoint chargé des Ressources humaines, l’Inspecteur principal provincial de Mont-Amba, ainsi que de nombreux inspecteurs, professeurs d’anglais, chefs de pools, exploitants et élèves finalistes.
Dans son allocution, Hubert Kimbonza Sefu a souligné le bien-fondé de cette innovation, qui vise à améliorer significativement le niveau de maîtrise de l’anglais chez les élèves congolais.
Selon lui, l’introduction de cette épreuve orale répond à la nécessité d’adapter le système éducatif national aux exigences du monde moderne, marqué par la mondialisation et la mobilité internationale.
« L’apprentissage de l’anglais ne doit plus se limiter à l’écrit. Il s’agit désormais de permettre à nos élèves de s’exprimer, de communiquer et de s’ouvrir au monde avec assurance », a affirmé l’Inspecteur Général Chef de Corps.
Une mise en œuvre progressive et encadrée
Avant cette rencontre, une instruction officielle datée du 5 novembre 2025 a fixé les modalités pratiques d’organisation de la nouvelle épreuve. Celle-ci sera introduite progressivement et de manière harmonisée sur l’ensemble du territoire national, avec le soutien des structures d’encadrement pédagogique.
Cette mesure vise à garantir une préparation adéquate des enseignants et des apprenants, en dotant les établissements des outils nécessaires à la réussite de cette réforme.
L’IGE entend également multiplier les séances d’information et de formation afin d’assurer la bonne compréhension des critères d’évaluation et des objectifs pédagogiques.
Une décision salutaire pour la jeunesse congolaise
Qualifiée de décision salutaire, cette innovation s’inscrit dans la mise en œuvre de la Loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 relative à l’enseignement national. Celle-ci consacre le français comme langue d’enseignement, tout en reconnaissant la nécessité de maîtriser les langues étrangères, notamment l’anglais, langue internationale des affaires, de la science et de la technologie.
En initiant cette réforme, le Gouvernement congolais manifeste sa volonté de doter les apprenants de compétences linguistiques solides, capables de soutenir le développement du pays et de faciliter leur intégration dans un environnement globalisé.
Un pas vers une éducation plus ouverte et compétitive
L’introduction de l’épreuve orale d’anglais à l’Examen d’État est représente un symbole de modernisation du système éducatif congolais.
Elle traduit la vision d’une école tournée vers l’excellence, ouverte sur le monde et soucieuse de préparer des citoyens capables d’évoluer dans un univers multiculturel et interconnecté.
Par cette réforme, le ministère de l’éducation affirme que former une jeunesse bilingue, confiante et compétente, c’est investir dans l’avenir du Congo.
Cette réforme, accueillie avec enthousiasme par les enseignants et les élèves, marque ainsi une nouvelle étape dans la construction d’une éducation de qualité, pilier essentiel du développement durable en République Démocratique du Congo.
Lydia Mangala


