Dans une prise de parole, Docteur Félix Momat a vivement réagi aux images récemment diffusées sur les réseaux sociaux montrant des violences infligées à une jeune patiente dans un établissement hospitalier de Kinkole. Selon lui, cette scène constitue une dérive morale et professionnelle alarmante au sein de l’art médical.
Dans sa déclaration, Docteur Félix Momat décrit avec précision les faits que la patiente aurait subi un curetage sans anesthésie, dans des conditions techniques et sanitaires manifestement insuffisantes, tandis que le médecin responsable infligeait des sévices physiques, verbaux et psychologiques.
« On y voit une jeune patiente, en situation de détresse clinique, subir un curetage pratiqué sans anesthésie, dans un environnement manifestement insalubre », a-t-il déclaré, soulignant le non-respect des normes élémentaires de sécurité et d’asepsie opératoire.
Pour Docteur Félix Momat, ces agissements dépassent largement le cadre d’un simple écart professionnel. Il pointe du doigt non seulement le médecin auteur des violences, mais également les infirmières qui auraient été contraintes de filmer la scène, ainsi que les diffuseurs de la vidéo et la structure hospitalière impliquée.
« La victime incarne la négation absolue des principes fondateurs de la médecine », a-t-il insisté.
« Ces images exposent la faillite morale, déontologique et institutionnelle de certains acteurs du système de santé », a-t-il renchéri.
« Il appartient désormais à la justice, aux ordres professionnels et aux autorités sanitaires de réagir avec exemplarité, afin de restaurer la sacralité de la médecine, la confiance du public et le respect intangible de la vie, de la femme et de la dignité humaine », a-t-il conclu.
Cette réaction renforce la mobilisation autour de cette affaire, qui met en lumière les failles dans la prise en charge médicale et la protection des patientes en République démocratique du Congo, tout en appelant à un respect strict de l’éthique et de la déontologie dans le secteur de la santé.
Lydia Mangala


