Kinshasa, 7 octobre 2025, la République démocratique du Congo réaffirme son ambition de bâtir une gouvernance financière moderne, transparente et efficace. C’est le message clé porté par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, lors de la réunion de haut niveau du Cadre permanent de concertation et de suivi de la réforme des finances publiques, qu’il a présidée ce mardi à Kinshasa.
Cette rencontre stratégique a réuni autour de la même table des ambassadeurs accrédités en RDC, des représentants d’organisations internationales, des institutions financières multilatérales et des partenaires bilatéraux. Parmi eux, l’Union européenne, la France, le Royaume-Uni, la Banque africaine de développement (BAD) ou encore le Fonds monétaire international (FMI). L’objectif : dresser un état des lieux des réformes engagées, identifier les défis à relever et consolider la coopération technique et financière.
Des avancées concrètes saluées
Dans son allocution, Doudou Fwamba a présenté un bilan détaillé des progrès accomplis dans la modernisation du système de gestion publique. Parmi les chantiers majeurs cités :
• L’implémentation du budget-programme, outil central d’une planification plus stratégique des dépenses publiques ;
• La réforme de la fiscalité directe, avec l’introduction de l’Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP) et de l’Impôt sur les Sociétés (IS) ;
• La mise en place du Compte Unique du Trésor, garantissant une meilleure visibilité et maîtrise des flux financiers de l’État ;
• La rénovation de la fonction comptable publique, indispensable pour renforcer la transparence et la redevabilité.
Réformes et gouvernance : une vision à long terme
Réaffirmant la volonté politique du gouvernement, le ministre des Finances a souligné que ces réformes s’inscrivent dans la vision portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : assainir la gestion des finances publiques, améliorer le climat des affaires et créer un environnement propice aux investissements.
« Nous sommes résolument engagés à poursuivre les réformes structurelles, même dans un contexte sécuritaire difficile. Notre objectif est clair : renforcer la transparence budgétaire, lutter contre la corruption, le détournement des fonds publics et le blanchiment d’argent », a déclaré Doudou Fwamba.
Il a par ailleurs salué le soutien constant des partenaires techniques et financiers, qui ont reconnu les progrès notables réalisés dans la mise en œuvre du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI.
Dialogue renforcé et perspectives
Le gouvernement a profité de ce cadre d’échanges pour répondre aux préoccupations exprimées par ses partenaires, réaffirmant sa volonté de travailler dans la transparence et la concertation. Cette dynamique de collaboration a été scellée par la signature d’un protocole d’accord instituant officiellement ce mécanisme permanent de suivi des réformes, aux côtés du FMI, de la Banque mondiale, de la BAD, du PNUD et des ambassadeurs membres du groupe interbailleurs en finances publiques.
En somme, Doudou Fwamba a réitéré la disponibilité de l’exécutif à maintenir un dialogue continu et constructif :
« C’est ensemble, dans une logique de partenariat durable, que nous construirons une économie congolaise plus résiliente, plus transparente et tournée vers l’avenir. »
Il sied de noter que le gouvernement congolais confirme ainsi sa détermination à faire des réformes structurelles un levier central de la stabilité macroéconomique et du développement durable du pays.
Joséphine Mawete


