La grande-messe du football africain en terre marocaine s’est achevée sur des performances individuelles de haute volée dimanche 18 janvier 2026. Pour composer cette équipe, notre rédaction a privilégié l’équilibre entre la solidité défensive marocaine, le génie créatif nigérian et l’expérience sénégalaise.
Sans surprise, Yassine Bounou occupe les cages. Élu meilleur gardien du tournoi, le Lion de l’Atlas a été impérial, notamment lors de la séance de tirs au but épique en demi-finale face au Nigeria. Sa sérénité et ses arrêts réflexes sur sa ligne ont été le socle de la réussite marocaine.
En charnière centrale, l’élégance de Nayef Aguerd s’associe à la puissance physique de Calvin Bassey. Si le Marocain brille par sa lecture du jeu et ses relances propres, le Nigérian Bassey a été le roc infranchissable des Super Eagles, dominant les duels aériens tout au long de la compétition.
Sur les flancs, nous retrouvons un duo de pistons infatigables. À droite, l’incontournable Achraf Hakimi, véritable meneur de jeu excentré, a encore prouvé qu’il était le meilleur à son poste sur le continent. À gauche, la surprise vient du repositionnement de Krépin Diatta. Le Sénégalais, par son volume de jeu et sa discipline, a offert une solution de transition rapide entre la défense et l’attaque.
Le trio médian est un mélange savoureux d’expérience et de jeunesse. Idrissa Gana Gueye, véritable sentinelle devant la défense, a assuré l’équilibre des siens avec une science du placement intacte. À ses côtés, la pépite Neil El Aynaoui a été la grande révélation. Pour sa première grande compétition, le milieu marocain a impressionné par sa qualité technique et sa capacité à briser les lignes adverses.
En soutien des attaquants, Ademola Lookman a rayonné. Meilleur passeur du tournoi, le Nigérian a été le cerveau créatif de cette équipe, distillant des caviars avec une précision chirurgicale.
Le trident des Rois…
Le front de l’attaque fait peur à n’importe quelle défense mondiale. Sur l’aile droite, Brahim Diaz a justifié son statut de nouveau chouchou du public marocain en terminant meilleur buteur du tournoi (5 réalisations). À l’opposé, le légendaire Sadio Mané, élu meilleur joueur de la compétition, a une nouvelle fois porté le Sénégal avec son leadership et son efficacité clinique.
En pointe, le « Guerrier Masqué » Victor Osimhen complète ce trio. Pesant constamment sur les défenses par ses appels incessants et son impact physique, il a ouvert des espaces vitaux pour ses partenaires tout en inscrivant des buts cruciaux.
Cette équipe de rêvée, est dirigée par Walid Regragui. Le technicien marocain a su, malgré la pression à domicile, maintenir une cohérence tactique et une solidarité exemplaire au sein de son groupe, confirmant sa place parmi l’élite des entraîneurs mondiaux.
Josaphat Mayi


