Le Racing Club de Lens n’a pas traîné pour réagir. Suite au départ de Deiver Machado, les dirigeants artésiens ont activé leurs réseaux pour sécuriser une arrivée de poids sur le flanc gauche. C’est désormais chose faite. Arthur Masuaku, latéral droit de la République Démocratique du Congo s’engage avec les Sang et Or sous la forme d’un prêt de six mois.
À 32 ans, le latéral international congolais retrouve la Ligue 1. Un championnat qu’il connaît sur le bout des doigts pour y avoir fait ses premières armes. Actuellement sous contrat avec Sunderland, club qu’il avait rejoint l’été dernier pour deux ans après une pige remarquée au Beşiktaş, Masuaku arrive dans le Pas-de-Calais avec une mission claire. Celui d’apporter sa percussion et son vécu à l’effectif lensois.
Ce mouvement n’est pas seulement un choix de club. C’est aussi un choix de carrière à court terme. En manque de rythme en Angleterre, Masuaku vient chercher à Lens le temps de jeu nécessaire pour rester compétitif. S’il est aujourd’hui pleinement apte physiquement, le défenseur sait que la période est charnière.
Au-delà des enjeux du RC Lens en championnat, c’est l’année 2026 qui est dans toutes les têtes. Pour conserver sa place de titulaire et son influence en sélection nationale lors des prochaines échéances internationales, Masuaku doit jouer.
En fait, le profil de Masuaku colle parfaitement à l’identité lensoise. Capable d’évoluer comme latéral classique ou comme piston dans une défense à cinq, sa qualité de centre et son explosivité balle au pied seront des atouts précieux pour pallier l’absence de Machado.
Dans une ambiance de Bollaert qu’il s’apprête à découvrir sous ses nouvelles couleurs, le Léopard aura six mois pour prouver qu’il n’a rien perdu de sa superbe et aider Lens à atteindre ses objectifs européens.
Josaphat Mayi


