La rumba congolaise, véritable symbole d’identité et de cohésion sociale, fait l’objet d’un nouvel ouvrage qui revient sur son ascension vers la reconnaissance internationale. Intitulé « Rumba congolaise : La reconnaissance de l’UNESCO », ce livre signé Ribio Nzeza Bunketi Buse plonge le lecteur au cœur d’un processus historique ayant conduit à l’inscription de cette musique emblématique au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2021.
Publié le 5 février 2026 aux éditions L’Harmattan, cet ouvrage d’environ 218 pages ne se limite pas à un simple récit musical. Il constitue à la fois un témoignage de premier plan, un document historique et une immersion dans les coulisses d’un plaidoyer culturel mené conjointement par la République démocratique du Congo et la République du Congo.
L’auteur, figure reconnue du monde académique et culturel, n’est pas un observateur extérieur. Professeur associé à l’Université catholique du Congo et à l’Université de Kinshasa, ancien président de la Fondation Music in Africa et rapporteur de la commission mixte ayant porté le dossier de la rumba à l’UNESCO, il livre ici un récit de l’intérieur. Son implication directe confère à l’ouvrage une crédibilité rare, renforcée par son regard analytique et son expérience diplomatique et scientifique.
Structuré comme un véritable parcours en dix actes, le livre retrace les différentes étapes qui ont mené à la consécration de la rumba congolaise. Il met en lumière les efforts conjoints des deux Congo, les enjeux politiques et culturels, ainsi que les négociations ayant jalonné ce processus. À cette dimension institutionnelle s’ajoute une approche plus personnelle, où l’auteur partage son expérience au cœur de cette aventure historique.
L’ouvrage propose également une synthèse accessible de l’histoire de la rumba, depuis ses origines jusqu’à son évolution contemporaine, en soulignant son rôle central dans la construction de l’identité congolaise. Véritable langage social, la rumba apparaît ici comme un vecteur de mémoire collective, de transmission et d’unité.
Parmi les éléments les plus originaux figure une annexe exceptionnelle recensant 500 « mabanga », ces dédicaces chantées emblématiques de la musique congolaise. Cette compilation, tirée de grands classiques de la rumba, constitue une véritable archive culturelle, offrant un regard inédit sur les pratiques artistiques et sociales liées à ce genre musical.
Préfacé par Bob W. White et enrichi d’une postface de Yoka Lye Mudaba, le livre s’impose comme une référence incontournable pour les amateurs de musique, les chercheurs et tous ceux qui s’intéressent au patrimoine africain.
Disponible notamment à la Librairie Livres pour les Grands Lacs, à la Maison Artistique Sim ainsi qu’au Sultani Hotel and Lodges, cet ouvrage s’annonce déjà comme un document majeur. Il se présente comme la mémoire écrite d’un combat culturel, celui qui a permis à la rumba congolaise de passer de Kinshasa et Brazzaville à une reconnaissance mondiale.
Lydia Mangala


