Dans la soirée du lundi 2 juin 2025 à Bruxelles, la cérémonie de clôture de la campagne de sensibilisation menée pour la candidature de la République démocratique du Congo au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies s’est conclue par un appel solennel lancé à tous les États.
Devant un parterre de représentants de pays africains et de personnalités belges, l’ambassadeur congolais en Belgique, Christian Ndongala, a réaffirmé que son pays, fort du soutien total de l’Union africaine, souhaite siéger à nouveau au Conseil de sécurité et y porter la voix équilibrée de l’Afrique.
Un plaidoyer pour un retour historique
Christian Ndongala a rappelé que la RDC n’est pas étrangère aux responsabilités internationales de haut niveau. Elle a déjà siégé comme membre non permanent du Conseil de sécurité en 1982-1983 et en 1991-1992, période pendant laquelle elle a apporté son concours aux discussions sur la Guerre du Golfe.
Cette expertise historique, a-t-il souligné, lui permettra de contribuer efficacement aux travaux du Conseil, notamment en matière de résolution des conflits et de transition écologique.
« La RDC dispose d’une longue expérience dans la médiation et la reconstruction post-conflit », a-t-il insisté, invitant les pays présents à reconnaître la valeur ajoutée que l’Afrique centrale peut apporter aux débats sécuritaires et environnementaux.
Un soutien sans réserve de l’Union africaine
Au cours de la soirée, plusieurs représentants d’États africains ont pris la parole pour exprimer leur soutien à la candidature congolaise. Chacun a souligné l’importance de voir la RDC siéger au Conseil de sécurité à un moment clé, où plusieurs crises régionales exigent une attention particulière.
L’ambassadeur Ndongala a expliqué que l’unanimité du continent derrière Kinshasa reflète la volonté africaine de jouer un rôle plus constructif et équilibré au sein des institutions onusiennes.
« Lorsque la RDC sera élue, elle fera entendre une voix africaine qui tient compte des réalités du continent », a-t-il promis, en ajoutant que son pays entendaient également soutenir la mise en œuvre du nouvel agenda pour la paix et la réforme du système de sécurité collective de l’ONU.
Une offre de coopération pour la paix et l’écologie
Outre la question de la paix, Christian Ndongala a placé la dimension écologique au cœur du plaidoyer congolais : la RDC possède l’un des plus grands bassins forestiers du monde, un atout essentiel pour la lutte contre le changement climatique.
Il a annoncé que, si son pays était élu, il proposerait la création d’une initiative visant à encourager les politiques de protection environnementale en Afrique, en collaboration avec les autres membres du Conseil de sécurité.
Cette perspective a trouvé un écho favorable chez plusieurs diplomates belges présents, convaincus que la préservation de la forêt congolaise est une question de sécurité globale.
Vers le vote de juin 2025
La campagne de sensibilisation à Bruxelles a réuni, pendant deux semaines, des rencontres bilatérales, des tables rondes thématiques et des échanges informels avec des responsables politiques européens.
En clôture, l’ambassadeur Ndongala a remercié tous ceux qui ont contribué à porter la candidature de la RDC entre autres l’ONG de la diaspora, les parlementaires belges et les embaumeurs africains.
Il a rappelé que le vote décisif pour les nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité aura lieu en octobre 2025 à New York, mais que la prochaine session du Groupe des États africains à l’ONU, prévue en juin, sera déterminante pour affirmer le soutien du continent.
En conviant la communauté internationale à reconnaître le rôle de la RDC dans la promotion de la paix et de la protection de l’environnement, l’ambassadeur Christian Ndongala a laissé une impression forte.
Dans quelques mois, la voix de la République démocratique du Congo pourrait résonner au cœur des débats du Conseil de sécurité, appuyant la recherche de solutions durables aux crises régionales et à la menace climatique.
L’élection de la RDC au conseil de sécurité de l’ONU serait l’occasion pour l’Afrique de peser davantage dans les décisions qui façonnent le monde.
Lydia Mangala


