Etions-nous prêts à signer un tel engagement ? En avons-nous bien négocié les termes ?
Voilà qu’on officialise le triangle qui se joue depuis longtemps dans l’Est du Pays. Quoi ?, les amércains garantissent de retenir leur chien de chasse Rwandais à condition qu’on les laisse dicter la gouvernance de nos richesses, sous couvert de partenariat ?
Un état des lieux a-t-il été fait ? Où en sommes-nous en termes de ptentialités, d’industries, d’infrastructures, d’expertises et de ressources humaines en ce qui concerne l’hydroélectrique, les parcs nationaux, les chaines dapprovisionnement des minerais (approvisionner qui ? nos industries et/ou celles de nos voisins) ? Va-t-on à la table de négociation en connaissance de cause, en sachant que l’on est en position de force ou de faiblesse, pour ajuster notre stratégie en conséquence ? Moi, le citoyen lambda, je n’ai pas de réponses à ces questions que je me pose pour mon pays.
Peut-être que mes députés nationaux pourraient m’aider à trouver des réponses en se les posant eux-mêmes et en les posant en plénière du Parlement. Ce d’autant plus que nous voilà subittement placés à la table des negociations sous le regard interressé des Etats-Unis. Et quand on sais la pression économique qu’exerce l’Administration Trump dans le monde, autant savoir aussi qu’elle ne nous fera pas de cadeaux si jamais elle estimait que les entreprises américaine se feront bien plus rapidement de l’argent en favorisant leurs investissements actuels et futures au Rwanda, plutôt qu’en RDC.
Si donc dans cette perspective, nous sommes d’emblée mis en position de faiblesse dans les negociations annoncées, et ce, par le fait de notre propre signature, quelle est donc notre stratégie, qu’elles sont nos arguments pour que néanmoins la RDC tire son épingle du jeu à moyen et long termes ?
Telle est, à mon avis, la reflexion urgente qui s’impose à nous.
Debout congolais !
Tony Elebe


