Kinshasa, 2 septembre 2025, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, a présidé ce mardi la première réunion de mobilisation des recettes depuis l’installation du gouvernement Suminwa II. Autour de lui, étaient réunis les directeurs généraux de la DGI, de la DGDA et de la DGRAD, l’Inspecteur général des finances, le directeur général a.i. de la DGTCP ainsi que les experts du ministère.
Cette séance avait pour objectif d’évaluer les recettes mobilisées en août 2025 et de définir les stratégies à mettre en œuvre pour atteindre les prévisions de l’exercice en cours.
Des résultats en hausse au mois d’août
Les régies financières ont enregistré une mobilisation de 1.955,6 milliards CDF, soit 103 % des prévisions mensuelles fixées à 1.901,2 milliards CDF.
- DGDA : 634,5 milliards CDF sur 606 milliards prévus, soit 105 % d’exécution ;
- DGI : 970,8 milliards CDF sur 899,1 milliards prévus, soit 108 % ;
- DGRAD : 350,2 milliards CDF sur 396 milliards prévus, soit 88 %.
Cependant, le défi reste de taille : 10.239,7 milliards CDF devront encore être mobilisés d’ici la fin décembre. La répartition de ce gap s’établit comme suit : DGI (5.782,5 milliards), DGDA (2.354,9 milliards) et DGRAD (2.102,3 milliards).
Réformes et digitalisation au cœur de la stratégie
Dans son allocution, le ministre des Finances a insisté sur l’accélération des réformes fiscales et parafiscales pour consolider les acquis. Il a mis en avant :
- la digitalisation des procédures, y compris dans le secteur judiciaire, à travers l’extension du système Logirad de la DGRAD ;
- la réforme de la facture normalisée, avec un rôle central de la TVA ;
- l’actualisation du plan stratégique de mobilisation des recettes, articulé autour de l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration du recouvrement, la lutte contre la fraude, la simplification et l’informatisation des procédures, ainsi que le renforcement des régies financières.
Un impératif économique et budgétaire
Pour Doudou Fwamba, la mobilisation des recettes est non seulement une obligation budgétaire, mais également un levier de croissance économique et de création d’externalités positives pour le pays. Elle suppose discipline, gouvernance rigoureuse et engagement collectif des régies financières.
Cette réunion a permis de dresser un état des lieux encourageant tout en rappelant les priorités fixées par le gouvernement : digitalisation, réformes fiscales et plan stratégique actualisé, conformément à la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la stabilité macroéconomique et le financement du développement au cœur de son action.
Joséphine Mawete


