De fortes pluies se sont abattues ce lundi 20 avril sur la capitale congolaise, transformant plusieurs artères en véritables cours d’eau. Dans la commune de Kintambo, notamment dans les quartiers Salongo, Lisala, Wenze et Itimbiri, cette abondance inattendue a été accueillie comme un soulagement temporaire face à une pénurie d’eau potable qui frappe les ménages depuis plusieurs jours.
Depuis le samedi 18 avril, de nombreux foyers vivent au rythme des robinets à sec. Une situation qui perturbe fortement le quotidien des habitants, contraints de revoir leurs habitudes en matière d’hygiène, de cuisine et de lessive. Face à cette pénurie, certains parcourent de longues distances pour trouver de l’eau, tandis que d’autres se tournent vers des vendeurs informels, où les prix varient fortement selon la disponibilité. « On souffre vraiment, chaque jour il faut se débrouiller pour trouver de l’eau », témoigne une habitante, évoquant un coût pouvant atteindre 500 FC pour un bidon de 25 litres.

Avec les fortes pluies de ce lundi, plusieurs habitants ont profité de l’occasion pour collecter de l’eau de pluie ou se laver à ciel ouvert, transformant ce phénomène naturel en solution de dépannage. Une situation paradoxale qui illustre la précarité de l’accès à l’eau potable dans certaines zones de la capitale.
Certains riverains évoquent également les travaux de réhabilitation routière en cours dans la commune, notamment sur l’avenue Komoriko et ses environs, sans toutefois établir de lien formel avec les perturbations d’approvisionnement.
Au-delà des difficultés quotidiennes, les habitants déplorent surtout le manque de communication des services concernés, notamment la Regideso, sur les causes de cette interruption et sur les délais de rétablissement du service. Ils appellent à une intervention rapide et à une meilleure transparence afin de soulager une population déjà fortement éprouvée.
Si les pluies ont offert un répit momentané, elles rappellent surtout la nécessité urgente d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans plusieurs quartiers de Kinshasa, où les habitants restent vulnérables face aux défaillances des infrastructures essentielles.
Joëlle Luniongo


