Dans une communication rendue publique lundi 27 mai, Le Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA) appelle le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, à organiser un dialogue national afin de garantir la cohésion et l’unité de la RDC. Les responsables du CNSA estiment qu’en tant que garant de la nation et symbole de l’unité nationale, seul le premier citoyen congolais peut prendre l’initiative de réunir le peuple congolais dans un dialogue national, dans des conditions acceptables pour toutes les parties.
Joseph Olenghankoy, président de cette institution d’appui à la démocratie précise qu’à ce jour, l’unité du pays et l’intégrité territoriale sont gravement compromises.
« Il est donc urgent d’agir pour sauver une nation qu’il estime en danger » a-t-il averti.
Le CNSA pointe du doigt l’aggravation des discours de haine à caractère provincial, linguistique, ethnique et tribal, ainsi que la stigmatisation, qui menacent la grande richesse de la RDC qui est la diversité culturelle.
Dans sa communication, cette institution déplore également la « fragmentation » sociale, politique et sécuritaire qui se fait ressentir sur l’ensemble du territoire national.
La Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA) rappelle que :
« la RDC a une longue tradition de dialogue, héritée des ancêtres qui avaient l’habitude de résoudre leurs différends sous l’arbre à palabres ».
Pour bien illustrer cette tradition, Joseph Olenghankoy citent plusieurs exemples historiques de dialogues nationaux, notamment la table ronde de Bruxelles en 1960, les consultations nationales en 2000, ainsi que les dialogues tenus à la Cité de l’Union africaine et au Centre Interdiocésain en 2016.
« Le linge sale se lave en famille » a rappeler le président de cette institution d’appui à la démocratie, estimant que le dialogue s’impose comme la seule option possible pour sortir de la crise multiforme que subit le pays.
Ben Mandjolo


