Dans un contexte où la République démocratique du Congo cherche à consolider la gratuité de l’enseignement tout en améliorant la qualité de son système éducatif, la question du financement et de l’implication des acteurs économiques s’impose avec acuité.
C’est dans cette dynamique que s’est inscrite l’intervention d’Ambroise Tshiyoyo, vice-président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), lors du premier panel de la deuxième journée du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation, tenu ce mercredi 29 avril à l’Hôtel Hilton de Kinshasa.
Prenant la parole devant un auditoire composé de décideurs publics, de partenaires techniques et financiers ainsi que de représentants de la société civile, il a remis au centre du débat la place du secteur privé dans la construction du capital humain national. Pour lui, l’entreprise ne peut plus être spectatrice des enjeux éducatifs.
« L’éducation est une responsabilité partagée. Le secteur privé doit pleinement jouer son rôle dans la formation des compétences dont dépend l’avenir économique du pays », a-t-il souligné.

Dans son intervention, Ambroise Tshiyoyo a insisté sur la nécessité de mieux structurer les contributions des entreprises à travers un alignement stratégique des investissements. Il a estimé que les partenariats public-privé constituent un levier essentiel pour renforcer les infrastructures scolaires, soutenir la formation technique et professionnelle, et rapprocher l’école du monde de l’emploi.
Il a également mis en avant les multiples formes d’engagement possibles pour les entreprises, allant du financement d’équipements à l’accueil de stagiaires, en passant par le mentorat et l’appui aux programmes de formation.

Au-delà de l’investissement financier, le représentant de la FEC a rappelé l’importance de la responsabilité sociétale des entreprises, appelant à une intégration plus forte de l’éducation dans les politiques internes des sociétés opérant en RDC.
Les échanges de ce panel ont mis en évidence la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés afin d’assurer une meilleure cohérence des interventions et un impact plus durable sur le système éducatif.
Dans cette perspective, la FEC réaffirme sa volonté de s’impliquer davantage dans les réformes en cours, en collaboration avec les autorités et les partenaires internationaux, afin de contribuer à une transformation structurelle de l’éducation en RDC.
Il sied de noter que sans une implication plus structurée du secteur privé aux côtés de l’État, les ambitions de modernisation du système éducatif congolais resteront difficiles à concrétiser.
Ben Mandjolo


