À la veille du débat général de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Secrétaire général António Guterres a reçu en tête-à-tête le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La rencontre, tenue à New York, a porté sur les efforts diplomatiques en cours pour ramener la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC, une région meurtrie par des décennies de violences.
Un contexte international marqué par 80 ans d’ONU
Le débat général de cette 80ᵉ session, qui s’ouvre ce mardi 23 septembre 2025, rassemble les dirigeants du monde autour du thème : « Meilleurs ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits de l’homme ».
Pour Kinshasa, cette tribune représente une occasion de rappeler l’urgence d’une réponse internationale coordonnée face aux conflits persistants à l’Est du pays.
Les propos du Secrétaire général
Selon le communiqué signé par Stéphane Dujarric de la Rivière, porte-parole d’António Guterres, le Secrétaire général a salué l’engagement fort de l’Union africaine, la signature d’une déclaration de principes facilitée par l’État du Qatar, ainsi que la conclusion d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis.
Antonio Guterres a réaffirmé le soutien des Nations Unies à toutes les initiatives visant la stabilité régionale et a insisté sur le rôle de la MONUSCO dans la mise en œuvre des accords récents.
De l’échec de Luanda aux initiatives de Washington et de Doha
La chute des villes de Goma et Bukavu et l’échec du processus de Luanda ont marqué un tournant dans la crise sécuritaire congolaise. Face à cet échec, deux nouvelles initiatives diplomatiques ont émergé :
– L’Accord de Washington, signé entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis, qui constitue une tentative de rétablir un dialogue direct entre Kinshasa et Kigali ;
– Le processus de Doha, destiné à compléter l’accord de Washington, en abordant les dimensions internes du conflit : restauration de l’autorité de l’État congolais sur tout le territoire et réintégration des groupes armés.
Une recherche de paix toujours fragile
Ces démarches diplomatiques traduisent une volonté internationale de mettre fin aux violences récurrentes à l’Est de la RDC, où le groupe armé M23 et d’autres milices continuent de semer la terreur.
Toutefois, la réussite de ces initiatives dépendra de leur mise en œuvre effective, de la sincérité des parties prenantes et du soutien constant de la communauté internationale.
Il reste donc à savoir si l’Accord de Washington et le processus de Doha parviendront à rompre le cycle de violences qui ensanglante l’Est de la RDC depuis plusieurs décennies.
Lydia Mangala


