Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, et le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, ont co-présidé ce vendredi à Kinshasa, une session d’évaluation stratégique du Programme des Travaux d’Urgence, lancé pour faire face aux dégâts causés par les pluies diluviennes du 4 avril 2025.
Autour de la table : les dirigeants des structures techniques chargées de l’exécution des chantiers, dont l’OVD, l’Office des Routes, l’ACGT, la RVF et le Génie militaire, ainsi que le Génie militaire des FARDC, acteur clé du déploiement sur le terrain. L’objectif était clair : mesurer l’utilisation des fonds mobilisés par le Gouvernement, estimer l’avancement des travaux et lever les goulots administratifs ralentissant certains chantiers.
Les fonds sont là, le défi est désormais l’exécution
Dans son intervention, le ministre Doudou Fwamba a réaffirmé que le Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a déjà débloqué et transféré les ressources essentielles aux équipes exécutantes.
Les échanges ont porté sur les trois piliers prioritaires du programme :
• la réhabilitation des voiries,
• la lutte antiérosive,
• et la construction et assainissement des ouvrages de drainage.
Les présentations faites par chaque structure ont permis d’établir une moyenne d’avancement estimée entre 30 et 45 %, avec des variations selon les entités, liées notamment au temps incompressible des procédures de contractualisation et de passation de marchés.
OVD : « Les fonds encore disponibles doivent devenir des chantiers visibles »
Interrogé au sortir des échanges, Victor Ntumba, Directeur général de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), a expliqué les disparités dans le rythme de consommation des fonds :
« Certaines structures disposent encore de ressources non engagées, mais il faut intégrer le temps du processus contractuel. Cela ne doit pas devenir un frein durable à l’exécution. Les fonds disponibles doivent se transformer rapidement en chantiers visibles pour la population. »
Anti-inondations : atténuer maintenant, prévenir durablement
La réunion a également replacé la priorité climatique dans l’architecture du programme. Les ministères ont insisté sur le fait que les ouvrages anti-inondations ne sont pas une réponse ponctuelle, mais un chantier de résilience, rendu d’autant plus urgent par le changement climatique, qui accentue la fréquence et l’ampleur des inondations dans la capitale congolaise.
Les ministres ont formulé des instructions fermes pour :
• intensifier la présence sur le terrain,
• améliorer la qualité et la visibilité des chantiers,
• et réduire les délais d’engagement administratif.
L’ambition affichée : garantir à Kinshasa un système de drainage robuste afin de limiter drastiquement l’impact des pluies extrêmes sur les populations et les infrastructures publiques.
Une tournée de presse annoncée pour renforcer la transparence
Pour répondre aux attentes pressantes de la population, les ministres Doudou Fwamba et John Banza ont annoncé qu’une mission d’inspection ouverte à la presse sera organisée dans les prochains jours sur les différents sites, afin de documenter les avancées, constater l’impact des travaux et informer le public en toute transparence.
Il sied de noter que le ministère des Finances a, pour sa part, rappelé sa détermination à garantir le financement jusqu’à la livraison complète du programme, soulignant que la réussite des Travaux d’Urgence est un enjeu vital pour la sécurité, la mobilité et la stabilité socio-économique de la capitale.
Joséphine Mawete


