Le siège de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) s’est transformé en véritable épicentre de l’actualité sportive ce mardi 21 avril 2026. Alors que le compte à rebours touchait à sa fin pour le dépôt des candidatures, Kévin Issa est venu bousculer les pronostics.
L’ambiance était particulièrement électrique sur l’avenue de la Justice. Après le passage de figures bien connues du milieu, telles qu’Aziz Makukula, Max Mayaka, Shabani Nonda et Jean Didier Masamba, l’arrivée de l’entrepreneur congolais a créé la surprise. Ancien manager de l’US Tshikunku, Kévin Issa ne se contente pas d’allonger la liste des prétendants mais il incarne une alternative face aux profils déjà installés.
En déposant officiellement sa candidature pour la présidence du Comité exécutif, cet opérateur sportif reconnu dans le domaine de la formation a affiché une sérénité notable. Loin de l’agitation ambiante, il se présente comme un homme de terrain, dont la légitimité s’est construite dans le travail de base et la détection des talents. Face à la presse, Issa a privilégié un discours sobre et centré sur son engagement.
« Pour aujourd’hui, je n’ai pas grand-chose à dire. Je suis un fils de la maison. Depuis 2021, j’exerce dans la détection des jeunes talents et je pense qu’il est temps d’apporter ma contribution à la FECOFA », a-t-il déclaré.

Cette candidature intervient à un moment charnière pour le football congolais. En mettant en avant son expérience dans la formation et la détection, Kévin Issa entend placer le développement des jeunes au cœur de son projet. Son profil d’entrepreneur, associé à sa connaissance du terrain, pourrait séduire ceux qui appellent à une gestion plus moderne et pragmatique de la fédération.
Alors que certains évoquaient, au début du processus, la possibilité d’une élection à candidat unique après la candidature d’Aziz Makukula, la dynamique a totalement changé. Avec l’entrée en lice de plusieurs prétendants, dont Kévin Issa, la course à la présidence de la FECOFA s’annonce désormais ouverte, compétitive et incertaine.
Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’ampleur de cette candidature face aux figures déjà établies. Une chose est sûre : la bataille pour la gouvernance du football congolais est désormais pleinement lancée.
Josaphat Mayi


