Le Ministre d’État, Ministre du Plan, Guylain Nyembo, et Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque mondiale, se sont accordés, le jeudi 29 janvier 2026, sur la mise en place d’un nouveau cadre de travail visant à accélérer les investissements le long des corridors stratégiques Inga, Lobito et Centre-Est (Mbuji-Mayi–Bukavu). Ces axes, vitaux pour l’intégration territoriale et la croissance économique, bénéficient désormais d’une feuille de route plus cohérente et structurée.
Une coordination renforcée pour des projets structurants
Les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la coordination interministérielle et de fluidifier le processus décisionnel pour la mise en œuvre des projets. Le nouveau cadre permettra de mieux articuler les priorités nationales de développement avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale.
Selon les participants, cette approche favorisera une maturité accrue des projets, garantissant que les investissements soient préparés et exécutés dans des délais optimaux et selon des standards internationaux.
« Nous avons convenu de mettre en place un cadre de travail qui permettra non seulement d’accélérer la préparation des projets, mais aussi de fluidifier la collaboration interministérielle indispensable à leur définition et à leur mise en œuvre », a indiqué Albert Zeufack, saluant la convergence de vues entre la RDC et la Banque mondiale.
Des corridors comme leviers de développement économique

Les corridors Inga, Lobito et Centre-Est sont considérés comme des axes stratégiques de transformation.
Le corridor Inga, par exemple, s’inscrit dans la dynamique de production et de distribution énergétique, tandis que Lobito assure la connexion logistique avec l’Angola et l’Atlantique, facilitant les échanges internationaux. Le corridor Centre-Est, reliant Mbuji-Mayi à Bukavu, joue un rôle clé dans l’intégration économique et sociale des provinces de l’Est du pays.

Le nouveau cadre de travail permettra d’identifier et de prioriser les projets à fort impact, de simplifier les processus administratifs et d’aligner les efforts des ministères, des investisseurs et des partenaires techniques.
Les acteurs espèrent ainsi accélérer la réalisation d’infrastructures essentielles, stimuler l’investissement privé et améliorer l’accès aux services de base pour les populations riveraines.
Lydia Mangala


