Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a intensifié, ce samedi 29 novembre, sa campagne de vulgarisation de deux résolutions historiques reconnaissant les génocides commis en RDC, adoptées par la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et appuyées par la société civile africaine.
Dans un auditorium du Fleuve Congo Hôtel rempli à pleine capacité, le ministre a appelé les défenseurs et activistes des droits humains à devenir les relais de cette reconnaissance, afin qu’elle dépasse les cercles institutionnels et devienne un combat porté par l’ensemble de la Nation.
« Ce moment doit être celui de la mémoire, mais surtout de l’action collective. Ces résolutions ne doivent pas rester des textes, elles doivent devenir la voix de chaque Congolais », a insisté le ministre, plaidant pour une sensibilisation large, structurée et multilingue, dans tout le pays et au sein de la diaspora.
Société civile : un engagement ferme pour traduire les résolutions en mobilisation populaire
Prenant la parole, Me Jonas Tshombela, figure emblématique de la société civile congolaise, a confirmé l’engagement des organisations citoyennes à s’approprier pleinement ces résolutions et à en assurer une diffusion sans précédent.
Dans un discours empreint de détermination, il a salué le leadership du ministre et posé les bases d’une démarche populaire durable :

« Cette reconnaissance du génocide ne doit plus être seulement l’affaire du gouvernement, mais devenir la propriété de la population. Nous irons dans toutes les provinces, nous traduirons le message dans toutes les langues. Il n’y aura pas de victoire réelle si la population ne porte pas la cause elle-même. »
Il a également souligné que la mobilisation communautaire et la pédagogie multilingue seront essentielles pour transformer la reconnaissance en force sociale irréversible :
« Quand une cause n’est pas portée par le peuple, elle ne peut pas être gagnée. L’appropriation populaire est la clé de la victoire. »
Institutions nationales et organisations des droits humains, un front mobilisé
La rencontre a connu la participation de :
• la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), représentée par sa vice-présidente,
• plusieurs organisations majeures de défense des droits humains,
• et des personnalités influentes du secteur des droits humains, de la justice transitionnelle et du plaidoyer en Afrique.
Tous ont réaffirmé la nécessité d’un front commun pour ancrer durablement ces résolutions dans la conscience collective congolaise et africaine.
Pourquoi ces résolutions comptent

Ces deux textes sont désormais considérés comme :
• une avancée diplomatique majeure pour la mémoire congolaise,
• une base juridique et morale pour le plaidoyer international,
• et un outil stratégique dans la quête de justice et de réparation pour le peuple congolais.
Ils ouvrent aussi la voie à un travail de sensibilisation massif axé sur :
• la mémoire des victimes,
• la prévention des crimes de masse,
• et la mobilisation citoyenne autour des questions d’intégrité nationale, justice et reconnaissance historique.
Joséphine Mawete


