Alors que les réseaux sociaux s’enflamment autour de l’affaire d’un homme mort sous les coups de sa partenaire, la coordonnatrice de l’ONG Leadership des Femmes des Médias (LFM), Grace Shako, a livré une réaction ferme mais nuancée, fidèle à son engagement en faveur des droits des femmes.
Sollicitée massivement en public et en privé, elle a tenu à clarifier sa position avec prudence et responsabilité.
Une prise de parole réfléchie, loin des réactions impulsives
Dans un contexte surchargé d’émotions, Grace Shako rappelle qu’elle ne réagit jamais à chaud, surtout lorsque l’affaire implique une femme, qu’elle soit mise en cause ou présentée comme victime.
Pour elle, la précipitation médiatique ou digitale ne doit jamais remplacer la rigueur et le respect du processus judiciaire.
Elle souligne ainsi que sa voix ne s’élève qu’après que la justice s’est prononcée ou lorsque des preuves irréfutables sont établies, une ligne de conduite qu’elle dit respecter strictement dans toutes les affaires de violences.
Une condamnation claire du meurtre, mais un rappel essentiel aux statistiques
Concernant ce cas précis, Grace Shako n’exprime aucune ambiguïté.
« Chaque être humain a droit à la vie », affirme-t-elle.
Elle condamne l’acte commis et estime que si les faits sont avérés, la justice devra s’appliquer sans complaisance.
Mais elle refuse que ce cas isolé serve de prétexte à relativiser la réalité mondiale des violences conjugales. Elle rappelle que, selon les données internationales, les femmes représentent environ 70 % des victimes, contre 30 % pour les hommes, un déséquilibre qu’elle considère comme central dans son engagement.
Une militante qui assume son combat de défendre les femmes avant tout
Dans un passage de sa déclaration, Grace Shako martèle sa ligne directrice :
« Je me tiens du côté des plus vulnérables : les femmes. »
Elle précise qu’elle ne parle pas au nom des hommes, mais qu’elle se positionne dans une lutte où les femmes demeurent, en RDC comme ailleurs, les premières victimes, les premières exposées et souvent les moins protégées.
Pour elle, l’affaire dramatique de ces derniers jours ne doit pas occulter une réalité structurelle de l’inégalité persistante dans les violences conjugales et l’urgence d’un plaidoyer continu pour les femmes.
Un message pour recadrer le débat
Par cette sortie publique, Grace Shako cherche à éviter les récupérations simplistes, les polémiques émotionnelles et les discours qui invisibilisent les souffrances quotidiennes vécues par des milliers de femmes.
Son rappel vise à recentrer la discussion sur les faits, les statistiques, et la responsabilité collective de protéger les plus exposées.
À travers son message, elle réaffirme non seulement sa cohérence, mais aussi la mission principale de son organisation de défendre les femmes, accompagner les victimes et porter une voix juste, même lorsque les débats deviennent sensibles.
Lydia Mangala


