Kinshasa étouffe sous les embouteillages quotidiens, transformant les déplacements en véritables épreuves pour les Kinois.
Pour répondre à cette crise chronique, le Président Félix Antoine Tshisekedi a décidé que la Garde républicaine, traditionnellement chargée de la protection des institutions, est désormais appelée à soutenir la Police Nationale de Circulation dans la régulation du trafic, une décision qui marque un tournant historique dans la gestion routière de la capitale.
Une congestion routière qui paralyse la ville
Chaque matin et chaque soir, les principales artères de Kinshasa se transforment en un véritable embouteillage géant.
Les automobilistes et usagers des transports en commun subissent retards, stress et tracasseries, tandis que l’économie locale perd chaque jour plusieurs millions de francs congolais à cause de la lenteur de la circulation.
Conscient de cette situation, le Gouvernement a décidé de renforcer de manière drastique les unités de circulation, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, en dotant les agents de matériel moderne et en améliorant leur formation.
Un appui militaire ciblé pour fluidifier le trafic
Afin de maximiser l’efficacité de cette initiative, certaines unités des forces armées pourraient être mobilisées pour épauler la police sur les axes stratégiques et les grands carrefours.
Cette collaboration inédite entre la police et l’armée vise à restaurer la discipline sur les routes, à éviter les comportements dangereux et à réduire considérablement le temps perdu dans les bouchons.
La Garde républicaine en première ligne
La décision de mobiliser la Garde républicaine est un signal fort de l’État pour montrer sa détermination à résoudre ce problème persistant.
Ces agents, habitués à protéger les institutions et les personnalités, seront désormais visibles sur les principales artères de la capitale, régulant le trafic, sensibilisant les conducteurs aux règles de circulation et intervenant immédiatement en cas de blocage ou de perturbation majeure.
Selon des sources proches du ministère, leur intervention pourrait être particulièrement concentrée aux heures de pointe et sur les points noirs de la circulation.
Suivi rigoureux et rapport mensuel
Pour évaluer l’efficacité de cette stratégie, Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier Ministre et Ministre des Transports, a été chargé de produire un rapport mensuel détaillé sur la situation des embouteillages à Kinshasa.
Ces rapports permettront de mesurer les résultats, d’ajuster les mesures et d’identifier les zones nécessitant une attention particulière.
Le Ministre a déjà indiqué que la collaboration avec la Police Nationale de Circulation et la Garde républicaine serait évaluée régulièrement pour garantir un impact concret sur le terrain.
Un nouveau souffle pour la circulation à Kinshasa
Avec cette approche combinée entre renforcement des effectifs, appui militaire et implication directe de la Garde républicaine, le Gouvernement espère progressivement rétablir une circulation plus fluide et disciplinée.
Pour les habitants de Kinshasa, ces mesures sont une lueur d’espoir car bientôt, se déplacer dans la capitale pourrait redevenir un geste simple, rapide et sécurisé, loin des longues heures d’attente dans les embouteillages.
Lydia Mangala


