La République démocratique du Congo a officiellement lancé le mois dédié aux droits des femmes, dimanche 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. La cérémonie s’est tenue dans la salle de spectacle du stade Tata Raphaël à Kinshasa, sous l’initiative de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama.
Plusieurs personnalités politiques et sociales ont pris part à cette célébration, notamment la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, la vice-ministre des affaires étrangères Noëlle Ayeganagato, la ministre des affaires sociales Ève Bazaiba ainsi que le gouverneur de la ville de Kinshasa Daniel Bumba. Leur présence a donné à cette cérémonie une dimension particulière, marquant l’engagement des institutions congolaises en faveur des droits des femmes.
Au-delà du caractère symbolique de cette journée, la ministre du Genre a profité de cette tribune pour appeler à une mobilisation collective autour de la cause des femmes, insistant sur l’importance de dépasser les divisions politiques lorsqu’il s’agit de défendre leur dignité.
Un plaidoyer pour une autonomisation réelle des femmes
Dans son discours, la ministre du Genre, Micheline Ombae a rappelé que la célébration du 8 mars doit être un moment de réflexion mais aussi d’action en faveur des femmes et des filles.
La RDC a choisi cette année de célébrer cette journée sous le thème national : « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en RDC », inspiré du thème international « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles ».
Pour Micheline Ombae, la question des droits des femmes ne peut plus se limiter à des déclarations ou à des textes juridiques. Elle doit se traduire par des opportunités réelles permettant aux femmes de s’émanciper sur le plan économique et social.
« L’autonomisation des femmes est un impératif de dignité », a-t-elle déclaré.
La ministre a également salué la présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, estimant que leur parcours constitue une source d’inspiration pour de nombreuses jeunes filles en République démocratique du Congo.
Selon elle, cette dynamique entre dans la vision du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’elle a présenté comme un champion de la masculinité positive.
Un appel à l’unité autour de la dignité des femmes
L’un des moments les plus marquants de la cérémonie a été l’appel lancé par Micheline Ombae à dépasser les clivages politiques dans la défense des droits des femmes.
Face à une assemblée composée de représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile, la ministre a insisté sur le caractère universel de cette lutte.
« Lorsqu’il s’agit de la dignité de la femme, il ne peut y avoir ni division ni frontières politiques. Les droits des femmes n’ont ni couleur ni appartenance partisane », a-t-elle affirmé sous les applaudissements.
La ministre a également évoqué la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les femmes restent parmi les premières victimes des violences liées aux conflits armés.
« Nos pensées vont vers nos sœurs de l’Est qui traversent des moments difficiles », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que les femmes jouent un rôle essentiel dans la construction de la paix et dans le renforcement de la cohésion sociale.
« La femme est un pilier de paix et de cohésion sociale », a-t-elle souligné.
Les institutions réaffirment leur engagement
Prenant également la parole, la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi a salué la détermination et l’engagement des femmes congolaises.
« La force des femmes et leur engagement constituent un levier pour notre société », a-t-elle déclaré.
« Je reste convaincue que c’est ensemble que nous sommes plus fortes », a-t-elle ajouté.
De son côté, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire progresser les droits des femmes dans tous les secteurs de la société.
« La RDC réaffirme avec force son engagement pour la protection des droits des femmes », a-t-elle indiqué.
Elle a également assuré que l’autonomisation des femmes est désormais une priorité dans l’action gouvernementale.
« L’autonomisation durable des femmes et des filles n’est plus un simple thème. Elle constitue désormais un axe central de notre action gouvernementale », a-t-elle déclaré.
La cheffe du gouvernement a précisé que cet engagement concerne l’ensemble des secteurs de la vie nationale.
« Tous les secteurs sont concernés : la politique, la sécurité, l’économie, l’éducation et la culture », a-t-elle souligné.
« L’autonomisation des femmes et des filles n’est ni un privilège ni un cadeau. C’est un droit fondamental », a-t-elle renchéri.
Un mois de mobilisation en faveur des femmes
Le lancement officiel du mois de mars marque le début d’une série d’activités prévues à Kinshasa et dans plusieurs provinces du pays.
Ces initiatives visent à sensibiliser sur les droits des femmes, à promouvoir leur autonomisation économique et à encourager leur participation dans les différents domaines de la vie nationale.
À travers cette célébration, la ministre du Genre, Micheline Ombae, a ainsi donné le ton d’un mois de mobilisation nationale pour renforcer la place et la dignité des femmes en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala



La RDC a choisi cette année de célébrer cette journée sous le thème national : « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en RDC », inspiré du thème international « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles ».
« La force des femmes et leur engagement constituent un levier pour notre société », a-t-elle déclaré.
Elle a également assuré que l’autonomisation des femmes est désormais une priorité dans l’action gouvernementale.