Dans un contexte marqué par la montée des risques liés à l’usage des plateformes numériques par les jeunes, le sénateur Ivan Kazadi a déposé, ce mardi 17 mars 2026, une proposition de loi visant à mieux protéger les mineurs dans l’environnement numérique et à encadrer l’accès aux réseaux sociaux en République démocratique du Congo.
Face à l’exposition croissante des enfants à des contenus inappropriés, au cyberharcèlement, à l’exploitation des données personnelles et aux phénomènes de dépendance, le législateur estime qu’il est devenu urgent d’agir avec responsabilité et anticipation. Cette proposition de loi se veut ainsi une réponse structurée aux défis posés par l’essor du numérique dans la société congolaise.
Le texte, qui vient compléter le cadre existant notamment le Code du numérique, introduit plusieurs mesures destinées à renforcer la protection des mineurs. Parmi les principales dispositions figurent l’instauration d’un âge minimum d’accès aux réseaux sociaux, la mise en place d’un régime de protection renforcée pour les enfants, ainsi que l’interdiction de la publicité ciblée à leur intention. Le projet prévoit également des obligations strictes pour les plateformes numériques, appelées à mieux encadrer les contenus et à garantir la sécurité des utilisateurs mineurs, ainsi que des mécanismes de contrôle et de sanction adaptés.
Cette initiative entre dans le respect de la Constitution congolaise, de la législation relative à la protection de l’enfant et des engagements internationaux pris par la République démocratique du Congo en matière de droits de l’enfant.
Le sénateur Ivan Kazadi ambitionne de garantir un espace numérique plus sûr, plus digne et plus protecteur pour chaque enfant congolais, tout en veillant à ne pas freiner l’innovation et le développement du secteur numérique.
Le sénateur rappelle enfin que la protection de la jeunesse constitue une responsabilité collective et une priorité nationale, appelant l’ensemble des acteurs concernés à s’impliquer dans la construction d’un environnement numérique plus sécurisé pour les générations futures.
Lydia Mangalaj


