La Fédération tunisienne de football n’a pas tardé à réagir. Vingt-quatre heures après la lourde défaite face à la Suède (5-1) à Monterrey, les dirigeants ont décidé de se séparer de Sabri Lamouchi. Pour tenter d’enrayer la crise et redonner de la stabilité à un groupe en difficulté, le choix s’est porté sur un entraîneur expérimenté : le technicien français Hervé Renard.
Connu pour sa célèbre chemise blanche et ses exploits sur le continent africain, Hervé Renard a été officiellement nommé sélectionneur de la Tunisie, avec pour mission immédiate de redresser les Aigles de Carthage dans ce Mondial 2026.
Le timing est particulièrement serré. Sabri Lamouchi quitte ses fonctions sur un bilan d’une seule victoire en cinq matchs, laissant un vestiaire fragilisé et en manque de repères. Renard, lui, prend immédiatement les commandes et dispose de très peu de temps pour préparer l’équipe avant le choc face au Japon, prévu ce samedi.
La Tunisie s’attache ainsi les services d’un entraîneur réputé pour sa capacité à gérer les situations d’urgence. Hervé Renard a déjà dirigé plusieurs sélections sur le continent africain, notamment la Zambie, l’Angola, la Côte d’Ivoire et le Maroc. Il a également disputé plusieurs phases finales de Coupe du monde, renforçant son expérience au plus haut niveau.
Son arrivée repose sur une double attente, de redonner une solidité défensive à une équipe en difficulté et restaurer la confiance dans un groupe marqué par la récente déroute. Face à la Suède, les Aigles de Carthage ont montré des failles importantes, tant sur le plan tactique que mental.
Le nouveau sélectionneur devra rapidement provoquer un électrochoc psychologique pour relancer une dynamique positive. Le match contre le Japon s’annonce déjà comme une rencontre décisive pour la suite de la compétition.
Dans ce contexte, les supporters tunisiens oscillent entre inquiétude et espoir, en attendant de voir si Hervé Renard parviendra, une nouvelle fois, à transformer une situation compromise en renaissance sportive.
Josaphat Mayi


