L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans le processus de réforme du cadre économique congolais. Lors de la séance plénière du mercredi 27 mai 2026, les députés nationaux ont déclaré recevables deux projets de loi relatifs au contenu local et à la modification de la loi sur la sous-traitance, présentés par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo.
Parmi les élus ayant soutenu ces textes figure le député national Éric Tshikuma Mwimbayi. L’élu de la Funa, à Kinshasa, estime que ces réformes constituent un levier stratégique pour renforcer la participation des Congolais dans les secteurs clés de l’économie nationale.
Réagissant à l’issue du vote, le parlementaire a salué une initiative qu’il considère comme essentielle pour la consolidation de la souveraineté économique de la République démocratique du Congo.
« J’ai voté pour la recevabilité des projets de loi sur le contenu local et la modification de la loi sur la sous-traitance présentés par le ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo. C’est une étape décisive vers notre souveraineté économique. Ces réformes, attendues depuis longtemps, renforceront notre tissu économique en intégrant pleinement les Congolais dans les chaînes de valeur et en promouvant nos PME », a écrit Éric Tshikuma sur son compte X.

Selon plusieurs observateurs, ces réformes visent notamment à accroître l’intégration des entreprises locales dans les marchés nationaux et à offrir davantage d’opportunités aux petites et moyennes entreprises congolaises.
Après leur recevabilité, les deux projets de loi ont été transmis à la commission Économique, Financière et du Contrôle budgétaire (ECOFIN) pour examen approfondi avant leur éventuelle adoption définitive.

Adoptés en amont par le Conseil des ministres lors de sa 89ᵉ réunion tenue le 15 mai dernier, ces textes ambitionnent de mettre en place un nouveau cadre institutionnel destiné à favoriser la congolisation de l’économie et à renforcer l’encadrement du secteur de la sous-traitance.
Le Gouvernement prévoit également, à travers ces réformes, la création d’une autorité dédiée à la régulation et au suivi des activités liées à la sous-traitance en République démocratique du Congo.
Joséphine Mawete


