Dans le cadre d’une collaboration stratégique à l’approche du mois de mars, traditionnellement consacré aux droits des femmes, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a accordé une audience jeudi 19 février à l’icône de la musique gospel Maman Shabani.
Venue présenter ses civilités à celle qu’elle appelle affectueusement son « homonyme », l’artiste, également dirigeante ecclésiastique et vice-présidente chargée des femmes chantres de la RDC, a exprimé son soutien total aux initiatives portées par le ministère du Genre.
Les échanges ont essentiellement porté sur la vision de la ministre pour les activités du 8 mars 2026. Dans un contexte national marqué par les souffrances des populations, notamment à l’Est du pays, l’option retenue privilégie le recueillement plutôt que les célébrations festives. Saluant cette orientation, Maman Shabani a appuyé le programme de cultes et de prières initié par la patronne du Genre.
« Avec les épreuves que traverse notre pays, nous ne pouvons célébrer pendant que nos sœurs pleurent à travers le pays. Nous sommes ici pour accompagner la vision de Madame la Ministre et porter cette nation par la prière », a-t-elle déclaré.
L’audience a également permis à la chantre d’annoncer la célébration de ses 27 ans de carrière, prévue le 2 août 2026. Sensible à ce parcours, la ministre Micheline Ombae a exprimé son enthousiasme et sa volonté de voir le ministère parrainer cet événement, qu’elle considère comme une vitrine du talent et de la résilience de la femme congolaise.
La ministre a évoqué une alliance qui dépasse le tumulte des hommes et qui inscrit la collaboration entre foi et action publique dans une dynamique au service de la nation.
En clôture, Maman Shabani a adressé un message fort aux populations affectées par les conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo. Elle a exhorté les femmes et les filles à garder foi et espérance, rappelant que « peu importe la longueur de la journée, le soleil finit par apparaître ».
L’artiste a également lancé un appel à la conscience des acteurs de la guerre, tout en prônant le pardon comme « puissance libératrice » pour reconstruire l’unité nationale.
Les deux homonymes placent ainsi la dignité de la femme, la prière et la quête de paix au cœur de l’action nationale en 2026. Cette convergence entre leadership institutionnel et influence spirituelle pourrait donner une tonalité particulière aux activités du mois de mars, dans un contexte où l’appel à la solidarité nationale se fait de plus en plus pressant.
Lydia Mangala



« Avec les épreuves que traverse notre pays, nous ne pouvons célébrer pendant que nos sœurs pleurent à travers le pays. Nous sommes ici pour accompagner la vision de Madame la Ministre et porter cette nation par la prière », a-t-elle déclaré.