En marge de sa participation à l’Assemblée générale annuelle de ID4Africa, tenue du 12 au 15 mai 2026 à Abidjan, la Vice-Présidente de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo, Lydie Omanga Dihandju, a effectué une visite de courtoisie auprès du Président du Conseil de Régulation de l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire.
L’objectif était de rapprocher les régulateurs africains à un moment où le numérique redessine profondément les économies du continent.
Accueillie par Roger-Félix Adom, récemment nommé à la tête du Conseil de Régulation de l’ARTCI, Lydie Omanga a tenu à saluer son parcours et son expertise, reconnus dans les domaines de la transformation numérique et de la gouvernance publique.
Mais très vite, les échanges ont dépassé le cadre des félicitations. Les deux responsables ont engagé une discussion de fond sur les mutations numériques en cours en Afrique et sur la manière dont les institutions peuvent y répondre de façon concertée.

Cybersécurité, protection des données, intelligence artificielle, régulation des plateformes numériques, inclusion digitale, autant de sujets qui ne connaissent pas de frontières et qui imposent aujourd’hui une réponse coordonnée.
Dans un contexte où les technologies évoluent plus vite que les cadres réglementaires, les régulateurs africains se retrouvent face au défi d’anticiper, d’encadrer et de sécuriser ces transformations sans freiner l’innovation.
C’est précisément sur ce point que la Vice-Présidente de l’ARPTC a insisté, appelant à une coopération plus étroite entre les institutions du continent.
Pour Lydie Omanga, il ne s’agit plus simplement d’échanger ponctuellement, mais de bâtir de véritables mécanismes de collaboration. L’objectif est de partager les expériences, harmoniser les approches et surtout parler d’une seule voix face aux grands enjeux du numérique.
Une telle dynamique permettrait non seulement de renforcer la souveraineté numérique des États africains, mais aussi d’éviter que le continent ne subisse des normes définies ailleurs, sans tenir compte de ses réalités.
Cette visite à Abidjan démontre l’ambition portée par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo de jouer un rôle actif dans la construction d’une gouvernance numérique africaine solide, cohérente et adaptée aux défis du continent.
À l’heure où l’Afrique accélère sa transformation digitale, ce type d’initiatives apparaît comme le signal d’un continent qui cherche à s’organiser, à coopérer et à prendre en main son avenir numérique.
Le véritable enjeu reste désormais la mise en œuvre concrète de cette coopération. Car c’est bien dans l’action collective que se jouera l’avenir numérique de l’Afrique.
Lydia Mangala


