Lors de la célébration de la première édition de la Journée Nationale de la Masculinité Positive hier lundi 31 mars 2025, organisée dans le cadre d’une stratégie nationale de promotion des droits des femmes, la représentante de l’ONU Femme a pris la parole dans un contexte empreint d’espoir et d’exigence pour une transformation sociale profonde.
Intervenant devant des personnalités gouvernementales, diplomatiques et des acteurs de la société civile, elle a lancé un message fort appelant à une mobilisation collective en faveur de la justice et de l’égalité.
Un appel à la reconnaissance et à la justice
Dans son discours, la représentante a souligné l’engagement ferme de la RDC pour l’éradication de toutes les formes de discriminations et de violences faites aux femmes et aux filles.
Elle a rappelé que le pays avait adopté plusieurs instruments juridiques internationaux et des lois internes pour promouvoir et protéger les droits humains, en particulier ceux des femmes.
« Nous appelons chacun ici à choisir son camp. Il n’est plus possible d’être neutre. Être neutre aujourd’hui, c’est être complice de ceux qui tuent, violent, pillent et démantèlent. », a-t-elle dit.
Promouvoir un leadership transformationnel
Elle a mis en exergue l’importance d’un leadership transformationnel qui passe par l’engagement des hommes dans les sphères de décision.
Selon elle, la masculinité positive encourage des comportements non violents, respectueux et inclusifs, permettant aux hommes de contribuer activement à la construction d’un avenir où la paix et l’égalité entre hommes et femmes prévalent.
« Le leadership transformationnel passe aussi par l’engagement des hommes. Il est crucial de créer et de soutenir un environnement favorable aux leaders féminins au niveau communautaire et dans les organisations. » dit-elle.
Un engagement national et international pour l’égalité
La représentante a également rappelé que la RDC, par son engagement pour la justice et l’égalité, a su mobiliser des partenaires internationaux, parmi lesquels les ambassades de Grande-Bretagne, de Suède, du Canada, l’Union européenne et les agences du système des Nations Unies, pour soutenir ses initiatives.
Elle a insisté sur l’importance de poursuivre les efforts en vue d’accélérer l’intégration du genre dans les politiques et programmes de développement, notamment par la mise en place d’un baromètre de genre qui mesurera la représentativité des femmes dans les cabinets ministériels et les entreprises publiques.
« Nous réitérons notre ferme engagement à accompagner la RDC dans sa volonté de faire avancer le leadership féminin et de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes dans tous les secteurs. » déclara-t-elle.
Vers une transformation collective
Soulignant l’importance des actions concrètes, la représentante a insisté sur le fait que la transformation ne pouvait se limiter aux discours.
Elle a évoqué la journée de mobilisation et de plaidoyer organisée le 26 mars, qui avait permis aux députés et sénateurs de mobiliser leurs collègues en faveur de réformes pour une participation politique accrue des femmes.
La représentante de l’ONU Femme a ainsi appelé à une prise de conscience globale, invitant chacun à agir et à s’engager pour que la RDC puisse enfin promouvoir une culture de l’égalité.
Lydia Mangala


