Le Ministère des Hydrocarbures est monté au créneau pour apporter une mise au point officielle face à des informations largement relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’un prétendu détournement de fonds liés aux 6 % du Comité de Suivi et de Gestion du Stock Stratégique. Ces accusations, jugées infondées par les autorités, ont suscité une vive réaction du Cabinet de la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo.
Selon le Ministère, l’article incriminé insinue à tort que les syndicalistes du secteur des hydrocarbures en République démocratique du Congo dénonceraient une mauvaise gestion de la parafiscalité, évoquant un détournement mensuel estimé à près de 720 000 dollars américains. Des allégations que les autorités qualifient de désinformation manifeste, visant à porter atteinte à l’image de la Ministre d’État, engagée dans un vaste chantier de réformes structurelles du secteur pétrolier.
Le Cabinet rappelle qu’entre le 03 et le 05 février 2026, une Commission tripartite réunissant le Cabinet de la Ministre d’État, le Secrétariat général du Ministère et le Banc syndical s’est tenue pour examiner les revendications issues de l’Assemblée générale des agents et cadres de l’Administration centrale des Hydrocarbures. Ces échanges ont permis d’aboutir à un compromis, conduisant à la suspension du préavis de grève initialement envisagé.
Contrairement aux affirmations relayées sur les réseaux sociaux, le compte dit « effort de reconstruction et stock stratégique » constitue, selon le Ministère, un instrument financier légal et stratégique, destiné à soutenir des projets structurants d’intérêt national. Il s’agit notamment de renforcer la souveraineté énergétique du pays, de sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers et de lutter contre les pratiques frauduleuses dans le secteur.
Les autorités précisent également que le Comité de suivi et de gestion du stock stratégique existe effectivement et fonctionne comme un organe collégial de gouvernance. Sa composition inclut des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères sectoriels concernés, des administrations publiques, de la profession pétrolière ainsi que des experts indépendants. Ce comité est appelé à mener des missions techniques aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger, dans un cadre strictement réglementé.
De son côté, le Banc syndical du Ministère des Hydrocarbures s’est formellement désolidarisé des accusations diffusées en ligne. Son président, Olivier Mesa Kayolo, a tenu à préciser que seul le procès-verbal signé avec le Cabinet de la Ministre d’État et le Secrétariat général engage les parties prenantes. Il a affirmé que près de 90 % des revendications contenues dans le mémorandum syndical ont trouvé satisfaction, dénonçant au passage les auteurs des fausses informations qu’il qualifie d’imposteurs.
Dans un souci accru de transparence et de bonne gouvernance, le Gouvernement a par ailleurs annoncé le lancement d’un audit international confié à des cabinets spécialisés de réputation mondiale, dans le cadre d’un partenariat avec PERENCO REP. Les frais liés à cette opération sont pris en charge conformément aux mécanismes validés par le Comité de suivi.
À travers cette mise au point, le Ministère des Hydrocarbures appelle l’opinion publique à la vigilance face aux fausses informations et réaffirme sa détermination à poursuivre les réformes visant à assainir et moderniser un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Lydia Mangala


