L’Université Catholique du Congo (UCC) a servi de cadre au lancement officiel du programme de subventions pour la recherche sur les crimes de génocide, les massacres, les crimes de masse et le GENOCOST en République démocratique du Congo.
Cette initiative du Fonds National de Réparations des Victimes des Violences Sexuelles liées aux Conflits et des Crimes contre la Paix et la Sécurité de l’Humanité (FONAREV), en collaboration avec la Commission Interinstitutionnelle d’Aide aux Victimes et d’Appui aux Réformes (CIAVAR), marque une étape importante dans la promotion de la recherche scientifique au service de la mémoire, de la justice et de la paix durable.
Mobiliser la recherche universitaire pour documenter l’histoire
À travers ce programme, les étudiants finalistes sont invités à interroger les pages les plus sombres de l’histoire contemporaine de la RDC, à documenter de manière rigoureuse les crimes de génocide, les massacres et les crimes de masse, et à contribuer à la production d’une connaissance scientifique fiable.
L’objectif est de renforcer la documentation historique et juridique afin de lutter contre l’oubli, le déni et la répétition des violences.
En soutenant la recherche académique, le FONAREV et la CIAVAR entendent faire de l’université un acteur central du processus de vérité et de reconnaissance des souffrances subies par les populations.
La mémoire comme levier de justice et de paix durable
Les initiateurs du programme soulignent que la mémoire constitue un pilier essentiel de la guérison collective et de la construction d’une paix durable.
Comprendre les causes et les mécanismes des crimes passés permet non seulement d’honorer la mémoire des victimes, mais aussi de prévenir la reproduction de tels actes.
À l’UCC, ce lancement a été présenté comme un appel à l’engagement intellectuel et citoyen de la jeunesse universitaire, appelée à faire de la recherche un acte de résistance à l’oubli et un outil de transformation sociale.

En soutenant les travaux des étudiants finalistes, ce programme de subventions ouvre un espace de réflexion critique et de responsabilité historique, affirmant que la quête de la vérité, la justice et la mémoire demeure un chemin incontournable vers la réconciliation nationale et la paix en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


