La Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement lancé ce lundi 28 juillet 2025 les épreuves de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État (EXETAT) au collège Don Bosco de Masina, dans la province éducationnelle de Kinshasa-Tshangu.
Dans une allocution empreinte de solennité et d’espoir, elle a souligné le rôle essentiel des finalistes dans la construction d’un Congo nouveau, tout en mettant en lumière les avancées technologiques majeures initiées sous son mandat.
L’incarnation de l’espoir d’un Congo nouveau
Prenant la parole devant les finalistes, Raïssa Malu a salué leur engagement, leur résilience et leur détermination. Pour elle, franchir cette étape décisive représente déjà une victoire individuelle et collective :
« Ce que vous accomplirez dans les prochains jours comptera pour vous, vos familles et pour la nation », a-t-elle affirmé avec conviction.
Avec 3 165 centres de passation répartis sur l’ensemble du territoire national, et 13 à l’étranger (Angola, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie), l’EXETAT 2025 se tient malgré les défis sécuritaires persistants dans certaines régions, notamment dans le Nord-Est du pays et à Kwamouth.
Une preuve, selon la ministre, de la résilience du peuple congolais et de l’engagement sans faille des institutions éducatives.
Des chiffres record qui traduisent une jeunesse mobilisée
Carte postale 2025 :
– Cycle long : 1 079 341 candidats, dont 42,9 % de filles. Une progression de 12,1 % par rapport à 2024.
– Cycle court professionnel : 6 022 candidats, dont 1 020 filles. Une hausse de 11,1 %.
– Hausse de la participation féminine : +14 % de filles par rapport à 2024.
Le podium des provinces éducationnelles les plus représentées au cycle long est occupé par :
– Haut-Katanga 1 : 94 670 candidats
– Kinshasa-Lukunga : 43 327
– Kinshasa-Tshangu : 41 956
Au cycle court, c’est le Sud-Ubangi 1 qui arrive en tête avec 641 candidats.
Côté parité, l’Ituri 1, Kinshasa-Mont Amba et Kinshasa-Lukunga brillent avec plus de 51 % de filles parmi les candidats au cycle long.
Révolution numérique : vers un EXETAT plus crédible, plus rapide, plus transparent
Depuis son arrivée à la tête du ministère, Raïssa Malu a engagé une série de réformes numériques majeures pour fiabiliser tout le processus de l’EXETAT notamment :
– Numérisation des inscriptions : Les inscriptions sont désormais 100 % digitales. Plus de 4 millions d’élèves identifiés et 12 millions de documents papier supprimés. Résultat : une gestion plus sûre, plus écologique et plus rapide.
– Décentralisation de la correction : Deux centres modernes de scannage ont été installés à Mbuji-Mayi et Lubumbashi, réduisant de 30 à 40 % le délai de traitement des résultats.
– Diplômes sécurisés par la blockchain : Chaque diplôme délivré est infalsifiable, traçable et vérifiable à vie grâce à la plateforme E-Diplôme, accessible par QR code ou lien sécurisé. Une avancée majeure pour la crédibilité des titres congolais à l’international.
– Correction assistée par l’Intelligence Artificielle : L’introduction du système S-Note Manager permet une correction automatique assistée par IA, tout en garantissant un haut niveau de supervision humaine. Un gain de temps et de fiabilité pour les correcteurs.
Au-delà de l’examen : cap sur la réforme de l’enseignement
La ministre ne compte pas s’arrêter là. À partir de l’année scolaire 2025-2026, un programme ambitieux de modernisation de l’enseignement sera lancé. Il s’appuiera sur une approche par les situations, centrée sur le développement des compétences plutôt que sur la simple restitution des savoirs.
Par ailleurs, elle a rappelé avec fermeté son engagement contre la fraude :
« Toute personne impliquée dans des actes de tricherie sera sévèrement sanctionnée », a-t-elle averti les finalistes.
Un message d’espoir pour la jeunesse congolaise
En conclusion, Raïssa Malu a insisté sur le caractère transformateur de ces réformes. Elles marquent, selon elle, un tournant historique dans l’histoire de l’Examen d’État et plus largement de l’éducation nationale en RDC.
« Nous sommes l’Éducation nationale, nous préparons l’avenir de nos enfants, nous construisons la nation », s’est-elle exprimé.
Lydia Mangala


