En marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, tenue ce dimanche 15 février 2026, la Ministre d’État, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pris part à un panel de haut niveau consacré aux enjeux sécuritaires en Afrique. La cheffe de la diplomatie congolaise a échangé aux côtés de Leon Schreiber, ministre sud-africain des Affaires intérieures, et de Jakkie Cilliers, directeur de l’Institute for Security Studies.
Au cours de cette rencontre internationale, la Ministre d’État a affirmé que la sécurité ne doit jamais être considérée comme un élément secondaire du développement, mais qu’elle en constitue plutôt le socle indispensable. Sans stabilité ni autorité de l’État pleinement rétablie sur l’ensemble du territoire, a-t-elle insisté, il devient difficile de bâtir des institutions solides et de garantir un progrès durable pour les populations.
Thérèse Kayikwamba a rappelé que la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs exige une mobilisation collective. Elle a plaidé pour un renforcement de la coopération multilatérale, estimant que les défis actuels dépassent les capacités d’un seul pays et nécessitent une réponse coordonnée de la communauté internationale.
Son intervention a également mis en lumière la volonté de la République démocratique du Congo de voir émerger une architecture régionale de paix plus efficace et durable. Pour Kinshasa, l’enjeu est de conjuguer sécurité, développement et gouvernance afin d’offrir des perspectives stables aux populations.
La diplomatie congolaise estime que la paix et la sécurité restent la première pierre de tout projet de développement crédible sur le continent africain, en particulier dans la région des Grands Lacs.
Lydia Mangala


