Le 31 mars 2025, dans le cadre de la Journée Nationale de la Masculinité Positive, les résultats du Baromètre Genre 2025 ont été présentés dans le Salon Rouge de l’Immeuble du Gouvernement.
Cette étude, menée du 12 au 22 mars, vise à évaluer la place des femmes au sein des cabinets ministériels en République Démocratique du Congo.
Monsieur Mbo, intervenant au nom du Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, a dévoilé ces résultats, mettant en lumière les progrès et les défis encore à relever pour atteindre un véritable équilibre entre hommes et femmes dans les institutions publiques.
Un baromètre piur mesurer les inégalités
Le Baromètre Genre a été conçu comme un outil d’évaluation et de suivi des inégalités en matière de représentation des hommes et des femmes dans les instances de décision publique et privée. Il repose sur des indicateurs précis, permettant d’observer l’évolution de la parité dans les structures gouvernementales.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements pris par la RDC en matière d’égalité des sexes, un principe inscrit dans la Constitution et renforcé par la loi sur la parité.
À travers cette étude, le gouvernement entend mesurer l’impact des politiques mises en place et identifier les ajustements nécessaires pour favoriser une participation accrue des femmes aux postes de décision.
Les résultats clés du baromètre genre 2025
1. Participation des Cabinets Ministériels à l’Enquête
Parmi les 44 cabinets ministériels que compte le gouvernement congolais, 80 % ont répondu à l’enquête.
2. Représentation Féminine dans les Cabinets
– Taux le plus bas : 17 % de femmes dans certains cabinets ministériels.
– Taux le plus élevé : 52 % de représentation féminine.
– Nombre de ministères atteignant au moins 30 % de femmes : 21 sur 44.
3. Femmes aux postes de direction
Parmi les postes de haute responsabilité, on observe une certaine présence féminine, bien que des disparités persistent.
Ministères ayant une femme Directrice de Cabinet :
– Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine
– Ministère des Droits Humains
– Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant
Ministères ayant une femme Directrice de Cabinet Adjointe :
– Ministère de la Santé Publique
– Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement
– Ministère de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté
– Ministère des Affaires Sociales et de la Solidarité
4. Répartition globale
De manière générale, le baromètre révèle que 69 % des postes ministériels sont occupés par des hommes, contre 31 % pour les femmes.
Analyse par ministères
L’étude a également permis d’identifier les ministères ayant les taux de représentation féminine les plus élevés, selon qu’ils soient dirigés par des hommes ou par des femmes.
Ministères Dirigés par des Hommes
– Ministère du Commerce Extérieur : 43 % de femmes
– Ministère des PTNTIC : 40 % de femmes
– Ministère de la Santé Publique : 39 % de femmes
Ministères Dirigés par des Femmes
– Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant : 52 % de représentation féminine, le taux le plus élevé du gouvernement.
Des perspectives pour améliorer la parité
Si ces chiffres montrent une avancée, ils soulignent également l’ampleur du travail restant à accomplir pour atteindre une véritable égalité des sexes dans l’administration publique.
Les prochaines étapes du Baromètre Genre incluent :
– Un élargissement de l’étude aux entreprises publiques et privées pour avoir une vision plus globale de la situation.
– Une mise à jour annuelle pour suivre les progrès et ajuster les politiques publiques en conséquence.
– Une extension de l’analyse aux administrations provinciales afin de renforcer la parité à tous les niveaux de gouvernance.
Monsieur Mbo a conclu en insistant sur l’importance de la participation de toutes les parties prenantes, y compris les ministères, la société civile et les partenaires techniques et financiers, pour faire de la parité une réalité en RDC.
Un engagement à maintenir
Cette présentation des résultats du Baromètre Genre 2025 s’inscrit dans une démarche de transparence et de responsabilité du gouvernement congolais en matière d’égalité des sexes.
Si des progrès ont été réalisés, notamment avec certains ministères atteignant un bon niveau de représentation féminine, le chemin vers la parité totale reste encore long. L’engagement collectif sera donc crucial pour continuer à avancer vers une gouvernance plus inclusive et équitable.
Le suivi annuel du baromètre permettra non seulement d’évaluer les avancées, mais aussi d’identifier les leviers d’amélioration pour atteindre une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les sphères de décision.
Avec cette dynamique en marche, la RDC franchit une nouvelle étape dans la promotion de l’égalité des sexes, en posant des bases solides pour une administration où la compétence et la représentativité prennent le pas sur les inégalités historiques.
Lydia Mangala


