Pour cette interview exclusive, votre rédaction vous présente une femme passionnée par le développement de sa communauté et de son pays, la République démocratique du Congo.
Ancienne Sénatrice et représentante de la jeunesse en Afrique, Francine Muyumba, travaille à travers sa fondation, sur des initiatives locales pour améliorer l’accès à la santé, à l’éducation et à l’égalité des chances. Son parcours a été marqué par des défis, mais selon elle, sa passion pour la justice sociale et son engagement envers son pays l’ont permis de surmonter ces obstacles, avec comme but, laisser un impact positif durable sur le Congo, en particulier pour les générations futures.
Son engagement se situe à la croisée des chemins entre le développement économique, social et l’émancipation des femmes, qui selon elle, sont des actrices clés dans la transformation de notre société.
Elle œuvre activement dans la promotion des projets qui visent à promouvoir l’éducation, la justice sociale, l’égalité des genres et le bien-être de tous les Congolais.
- Rédaction : La Congolaise au centre des ambitions. Que vous inspire cette thématique ?
Francine Muyumba : Cette thématique m’inspire profondément car elle met en lumière l’importance de l’inclusion des femmes dans les processus de décision et de développement. La Congolaise doit être au cœur de nos ambitions pour un Congo meilleur. C’est par son émancipation, son éducation et son implication dans tous les secteurs que nous pourrons véritablement voir un changement profond dans notre société. La femme congolaise est une force vive, et en la mettant au centre, nous mettons également notre pays sur la voie de la prospérité.
- Rédaction : Que faites-vous pour participer au développement de votre communauté ?
Francine Muyumba : Je participe activement aux projets d’éducation, à travers la fondation qui porte mon nom notamment pour les jeunes filles, car l’éducation est la clé pour briser les chaînes de la pauvreté et de l’inégalité. Je suis également impliquée dans des initiatives de santé publique, en particulier celles liées à la santé reproductive et à l’autonomisation des femmes. Enfin, je soutiens des projets qui favorisent la création d’emplois pour les jeunes et l’intégration des femmes dans le secteur entrepreneurial.
- Rédaction : Quel est le plus grand héritage que laisserez-vous à la prochaine génération ?
Francine Muyumba : Le plus grand héritage que j’espère laisser à la prochaine génération est celui de l’indépendance intellectuelle et économique. Je veux que les jeunes Congolais, particulièrement les filles, comprennent qu’ils peuvent réaliser leurs rêves, qu’ils aient accès à une éducation de qualité et qu’ils puissent participer activement au développement de notre pays. L’héritage que je laisse serait aussi celui de la solidarité, du courage et de la persévérance face aux défis.
- Rédaction : Quelle est votre perspective pour un Congo meilleur ?
Francine Muyumba : Pour un Congo meilleur, je crois fermement que la priorité doit être donnée à l’éducation, la bonne gouvernance, ainsi que la sécurité. Un Congo meilleur passe par des réformes institutionnelles qui garantissent la justice sociale et l’égalité des droits pour tous, et particulièrement pour les femmes et les jeunes. Nous devons aussi développer une économie durable, réduire la pauvreté et promouvoir un environnement pacifique où chaque Congolais peut prospérer.
- Rédaction : La situation sécuritaire à l’Est de la RDC s’est dégradée. Qu’en pensez-vous ?
Francine Muyumba : La situation sécuritaire à l’Est de la RDC est tragique et préoccupante. Les civils, notamment les femmes et les enfants, sont les principales victimes. Il est urgent que le gouvernement et la communauté internationale trouvent des solutions durables pour restaurer la paix et la stabilité dans cette région. Le Congo a besoin d’une action coordonnée pour mettre fin aux violences et garantir la sécurité de tous ses citoyens.
- Rédaction : Des femmes violées et tuées, le viol est utilisé comme arme de guerre. Avez-vous un message à adresser à la population à l’Est ?
Francine Muyumba : Nous, en tant que nation, sommes solidaires de souffrance de l’Est du pays et je pense que c’est principalement à cause des nos faiblesses internes car chaque nation a la responsabilité de protéger son intégrité territoriale et son peuple. Le viol comme arme de guerre est inacceptable et ne doit jamais être toléré. Il est crucial de dénoncer ces actes et de soutenir les victimes. Nous devons tous nous lever pour mettre fin à l’impunité et protéger les droits des femmes et des enfants. La solidarité est notre force, et ensemble, nous pouvons reconstruire la paix.
- Rédaction : Et aux autorités ou à la population ?
Francine Muyumba : Aux autorités qui je pense ont le devoir de protéger notre intégrité territoriale et l’ensemble de notre population, doivent unir les congolais car c’est à travers la cohésion nationale que nous trouverons des solutions à nos problème. Il nous faut des actions plus fermes pour garantir la sécurité et le respect des droits de tous les Congolais, en particulier des femmes et des enfants. Il est temps que des réformes profondes soient mises en place pour assurer la stabilité et l’unité du pays.
À la population, je demande de rester unie et résiliente face à ces défis. Votre courage est un modèle pour tous les Congolais, et ensemble, nous surmonterons ces épreuves.
- Rédaction : Quel conseil donneriez-vous aux jeunes et aux femmes de la RDC ?
Francine Muyumba : A la jeunesse et aux femmes de la RDC, je vous encourage à croire en vous-mêmes, à ne jamais abandonner, et à saisir les opportunités qui se présentent. L’éducation et la persévérance sont les clés pour réussir, peu importe les obstacles. Ne laissez personne vous dire que vous n’êtes pas capable de réaliser vos rêves. Soyez audacieuses et entrepreneures, car le Congo a besoin de vos talents pour construire un avenir meilleur.
Joséphine Mawete


