La récente vidéo de l’ancien ministre Daniel Kisaka Yereyere, vêtu d’un treillis du M23 et appelant des jeunes de Lubero à rejoindre la rébellion, continue de faire couler beaucoup d’encre. Dans un contexte où les tensions politiques s’exacerbent, certaines figures publiques s’interrogent sur la légitimité et l’efficacité de la lutte armée comme moyen d’accéder au pouvoir ou de provoquer un changement de régime.
Parmi ces voix, celle de l’acteur politique Fabrice Saa Mbili, cadre de l’opposition en ville de Beni, tranche par sa clarté :
« Chacun est libre de faire son choix, mais pour ma part, je crois fermement que nous pouvons renverser la dictature de Félix Tshisekedi sans verser une seule goutte de sang ».
Pour ce militant, l’histoire récente de la RDC démontre que la violence armée n’apporte que destructions, déplacements massifs de populations et cycles sans fin de représailles.
« Nos territoires sont brûlés, nous vivons au bruit des balles, et pourtant, les promesses de liberté et de justice n’ont jamais été tenues. Pourquoi répéter les mêmes erreurs ? », questionne-t-il.
Tout en reconnaissant que Daniel Kisaka, comme tout citoyen, a le droit de choisir sa voie, Fabrice Saa Mbili rappelle que la vraie puissance du peuple réside dans la mobilisation pacifique, l’organisation des masses, et la désobéissance civile.
« Le pouvoir actuel peut tomber sous le poids d’une population debout, unie et déterminée. Pas besoin des armes, il suffit d’un peuple qui dit non et qui agit ensemble », insiste-t-il.
Pour lui, l’ennemi n’est pas une personne, mais un système de gouvernance corrompu, autoritaire et violent. La lutte qu’il prône repose sur les manifestations pacifiques, la pression diplomatique, l’usage stratégique des réseaux sociaux et la sensibilisation politique.
Alors que d’autres choisissent la voie des armes, Fabrice Saa Mbili s’engage à incarner cette alternative, celle d’une résistance non violente, organisée et implacable. Une lutte qui, selon lui, peut briser les chaînes de la peur et conduire à un véritable État de droit en RDC. Il conclut en disant, qu’aucune dictature ne peut tenir face à un peuple déterminé même si ce peuple ne pas détendeur d’armes


