Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a été auditionné devant la représentation nationale à la suite d’une question d’actualité initiée par le député Guy Kabongo. Au cœur des échanges : l’émission inaugurale d’un Eurobond par la République démocratique du Congo, destinée à mobiliser des financements sur les marchés internationaux.
S’appuyant sur les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ainsi que sur la Constitution, l’élu a sollicité des éclaircissements sur cette opération financière d’envergure, qui a permis à la RDC de lever plus d’un milliard de dollars américains. Une initiative intervenue dans un contexte international tendu, marqué notamment par les rivalités géopolitiques entre grandes puissances.
Dans son intervention, le ministre des Finances a insisté sur la portée stratégique de cette émission obligataire.
« Nous ne célébrons pas le milliard de dollars mobilisé, mais l’entrée de la RDC sur les marchés internationaux », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette opération consacre avant tout la crédibilité financière du pays à l’échelle internationale, fruit des réformes engagées par le Gouvernement sous la conduite du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Les fonds levés, a-t-il précisé, seront orientés vers des projets structurants, notamment dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie, considérés comme des leviers essentiels de la transformation économique.
Sur le plan des conditions financières, Doudou Fwamba a rassuré les députés en mettant en avant des fondamentaux macroéconomiques jugés solides, avec un déficit public limité à 2,4 % du PIB et un niveau d’endettement contenu à 18,1 %. Des indicateurs qui, selon lui, positionnent favorablement la RDC par rapport à des économies de profil similaire.
Répondant aux préoccupations liées à la régularité de la démarche, au coût de l’emprunt et à ses impacts macroéconomiques, le ministre a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à inscrire cette opération dans une logique de discipline budgétaire et de réduction de la précarité sociale.
Qualifiée de « signal fort » sur l’échiquier international, cette première sortie de la RDC sur les marchés de capitaux devrait, selon l’exécutif, renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers.
En somme, le ministre des Finances a salué l’initiative parlementaire, estimant qu’elle contribue à renforcer la transparence et le débat autour des grandes orientations économiques du pays.
Joséphine Mawete


