Le suspense n’était pas au rendez-vous, mais l’événement reste historique. Réunie ce mercredi 20 mai en Assemblée générale extraordinaire élective au prestigieux salon Congo de l’Hôtel Pullman de Kinshasa, la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a officiellement tourné la page de sa période de normalisation. Sans surprise, l’ancien secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF), Véron Mosengo-Omba, a été plébiscité à la tête de l’instance faîtière du football national.
Seul candidat en lice après un processus électoral intense qui aura vu le nettoyage des listes concurrentes, Véron Mosengo-Omba a bénéficié d’un vote de confiance massif de la part des délégués. Sur les 68 bulletins de vote initialement glissés dans l’urne, 65 ont été valablement exprimés. Le verdict du dépouillement est sans appel. 60 votes favorables (Oui), 3 votes et défavorables (Non) et 2 bulletins nuls.
C’est donc avec une majorité écrasante que le nouveau patron du football congolais a été couronné pour un mandat de quatre ans. Un scrutin à sens unique qui lui confère une légitimité claire auprès des votants pour amorcer les chantiers prioritaires.
Fort de son expérience acquise dans les couloirs de la FIFA et au secrétariat général de la CAF, le tout nouveau président de la FECOFA arrive avec une feuille de route bien définie, résumée par son leitmotiv de campagne : « Refonder pour Structurer, Structurer pour Gagner ».
Les défis qui l’attendent sont immenses. Qu’il s’agisse de la réorganisation de la Linafoot, du développement du football des jeunes, de la modernisation des infrastructures ou du rayonnement des Léopards sur la scène internationale, la charpente administrative du football congolais nécessite une véritable cure de jouvence.
Reste désormais à Véron Mosengo-Omba et à son nouveau comité exécutif à transformer les promesses de refondation en actions concrètes sur le terrain. Le compte à rebours de ces quatre prochaines années est officiellement lancé.
Josaphat Mayi


