La communauté académique de la République Démocratique du Congo est en deuil après le meurtre brutal du professeur Mathieu Abatha Diabar Sona, enseignant à l’Université de Kinshasa (UNIKIN).
Le tragique incident s’est produit jeudi soir, près du campus universitaire, dans la commune de Lemba.
Un Braquage mortel
Vers 23 heures, six hommes armés ont fait irruption dans la maison familiale, forçant la porte d’entrée avant d’exiger des biens de valeur.
Malgré la remise d’une somme de 7 000 dollars américains et d’une chaîne en or, l’un des assaillants a tiré à bout portant sur le professeur Sona, qui a succombé sur place.
Les criminels ont ensuite pris la fuite, laissant la famille en état de choc.
Le corps professoral exprime son indignation
Le président de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN), le professeur David Lubo, a exprimé son profond choc et sa colère face à cet acte inacceptable.
« Nous condamnons fermement cet assassinat. Attenter à la vie d’un enseignant-chercheur, c’est s’attaquer au savoir et à l’avenir de notre nation », a-t-il déclaré.
Le professeur Ngbolua Koto-Te-Nyiwa a également réagi sur les réseaux sociaux, appelant à une enquête indépendante et transparente pour traduire les responsables en justice.
« Protéger les enseignants, c’est protéger l’intelligence collective et le développement du pays », a-t-il souligné.
Un appel à l’action
Cet acte de violence vient s’ajouter à une série d’incidents similaires dans la région, ravivant les inquiétudes sur la sécurité des citoyens. La police a ouvert une enquête pour identifier les coupables, mais la communauté attend des réponses rapides et des mesures concrètes pour garantir la sécurité des enseignants et des étudiants.
Le corps du professeur Sona a été transféré à la morgue des cliniques universitaires de Kinshasa, tandis que la nation pleure un intellectuel dévoué à la formation de la jeunesse.
Un avenir incertain
La perte d’un tel leader éducatif soulève des questions sur la sécurité et l’avenir de l’enseignement supérieur en RDC. La communauté universitaire et la société civile s’unissent pour demander justice et protection pour ceux qui œuvrent pour l’avenir du pays.
Joëlle Luniongo


