L’artiste musicien congolais Ferre Gola est sorti de son silence au sujet des spéculations entourant ses relations avec les autorités congolaises. Dans une déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux et dans les milieux culturels, “Le Padre” a tenu à clarifier sa position, tout en écartant toute idée de conflit avec le pouvoir en place.
« J’ai déjà presté à la Présidence. Il peut y avoir des gens dans l’entourage du Chef de l’État qui ne m’aiment pas, c’est possible. Mais nous n’avons aucun problème avec nos autorités. Le Chef peut oublier, c’est normal », a-t-il déclaré.
Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par des interrogations répétées autour de son absence lors de certaines cérémonies officielles et grands événements soutenus par les institutions de la République. Plusieurs observateurs y voyaient déjà un malaise entre l’artiste et certaines sphères du pouvoir.

Sans citer directement de noms, Ferre Gola reconnaît néanmoins l’existence probable de résistances au sein de l’entourage présidentiel, tout en adoptant une posture d’apaisement. Une manière pour l’artiste de couper court aux rumeurs d’un éventuel bras de fer avec les autorités congolaises.
Figure majeure de la rumba congolaise moderne, Ferre Gola reste l’un des artistes les plus influents de sa génération. Ancien sociétaire du groupe Wenge Musica Maison Mère de Werrason, il s’est imposé au fil des années grâce à une carrière solo couronnée de succès, aussi bien en République démocratique du Congo qu’à l’international.
Ces dernières années, l’artiste a multiplié les concerts d’envergure, notamment en Europe et en Afrique, consolidant sa popularité. Son récent retour sur certaines grandes scènes a également ravivé l’engouement autour de sa carrière.
Par cette déclaration mesurée, Ferre Gola semble vouloir envoyer un message clair : malgré certaines incompréhensions ou perceptions d’exclusion, il ne nourrit aucune animosité envers les institutions du pays ni envers le Chef de l’État. Une sortie qui pourrait contribuer à apaiser les tensions et recentrer le débat sur la musique et la culture congolaise.
Ben Mandjolo


