Dans une lettre ouverte adressée aux jeunes de la République démocratique du Congo, le nouveau secrétaire exécutif du Conseil national de la Jeunesse (CNJ), Roberto Yokoto, a livré un message porteur d’espérance, d’engagement et de responsabilité.
Héritant d’une institution créée en 1999 pour fédérer les organisations de jeunesse, il se fixe pour mission de transformer le CNJ en un véritable instrument de changement et de cohésion nationale.
Un mandat chargé de responsabilités
Roberto Yokoto reconnaît la lourde tâche qui lui incombe, celle de représenter et d’accompagner la jeunesse congolaise, estimée à plus de 65 % de la population nationale.
Sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Loisirs, le CNJ est structuré à tous les échelons, du national au territorial, afin de garantir une représentativité équitable.
Pour le nouveau secrétaire exécutif, ce maillage doit devenir un levier efficace de mobilisation et de concertation.
« Je mesure pleinement la responsabilité qui m’est confiée et je suis déterminé à en faire une force de changement, d’accompagnement et d’émancipation », a-t-il affirmé.
Porter la voix des jeunes dans les instances nationales
Le premier engagement de son mandat est de faire du CNJ une véritable interface entre les institutions et les aspirations des jeunes.
Roberto Yokoto s’engage à plaider pour les priorités majeures de la jeunesse congolaise, l’accès à l’emploi, la formation professionnelle, l’insertion sociale et l’entrepreneuriat.
Il insiste sur le fait que le CNJ ne doit pas être un simple titre, mais une structure de proposition et de transformation, capable de défendre avec fermeté les intérêts de millions de jeunes Congolais.
Investir dans les compétences et l’autonomie
Le nouveau secrétaire exécutif souligne l’importance du développement des talents et des compétences comme moteur de durabilité.
Citant l’exemple de Claude Mbuyi, qui en 2022 a permis à plus de 32 000 jeunes de s’initier à des métiers tels que la couture, l’agrobusiness, la pâtisserie ou l’informatique, il propose d’amplifier ces initiatives.
Le CNJ, sous son mandat, projette de lancer des programmes de formation et de mentorat, tout en facilitant l’accès aux équipements et aux ressources nécessaires. Pour lui, la jeunesse congolaise doit devenir actrice de son avenir et moteur du développement national.
Fédérer et renforcer la cohésion nationale
La nouvelle équipe du CNJ, composée de vice-présidents, conseillers et experts, est appelée à incarner un leadership collectif, républicain et inclusif.
Roberto Yokoto plaide pour une approche unificatrice qui transcende les clivages régionaux, linguistiques et sociaux.
« Ensemble, nous devons instaurer un leadership tourné vers vos intérêts et fondé sur la cohésion », a-t-il déclaré, rappelant que l’avenir de la RDC dépend largement de la capacité de sa jeunesse à s’unir et à agir de manière concertée.
Un CNJ ouvert sur le monde
Roberto Yokoto ne limite pas sa vision aux frontières nationales. Il veut inscrire le CNJ dans une dynamique internationale, afin que la jeunesse congolaise soit représentée sur les grandes tribunes mondiales.
L’expérience passée, où des représentants congolais ont participé à des forums, conférences et sessions de l’ONU, sert de base à cette ambition.
« Nous continuerons à porter haut le flambeau de la jeunesse congolaise sur la scène mondiale », promet-il, convaincu que les jeunes Congolais doivent être perçus comme une force d’innovation et de résilience au-delà de leurs frontières.
Un message d’espoir et de mobilisation
Cette lettre ouverte marque une étape importante dans le repositionnement du CNJ. Plus qu’un discours, elle sonne comme un appel à l’action collective, à l’initiative et à la participation active des jeunes Congolais.
Dans un pays où les défis socio-économiques demeurent immenses, Roberto Yokoto rappelle que la jeunesse est non seulement une force démographique mais surtout le socle de la renaissance nationale.
Sa vision est de transformer les rêves de la jeunesse congolaise en réalités tangibles.
Lydia Mangala


