À l’Université de Kinshasa (Unikin), la langue chinoise intègres le centre des langues de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines ce vendredi 14 février. Une signature de partenariat a été officialisé dans une cérémonie réunissant l’UNIKIN et l’Institut Confucius de l’Académie Diplomatique de la République Démocratique du Congo pour l’enseignement de la langue chinoise. Cet accord de coopération a eu lieu à la résidence de l’ambassadeur de Chine en RDC.
Ce partenariat florissant constitue un grand pas significatif pour l’Unikin qui espère une grande participation des apprenants à cette nouvelle langue.
“ Nous sommes convaincus qu’il y aura un afflux à l’école des langues de l’Unikin pour apprendre à travers l’Institut Confucius, la langue chinoise. C’est dire toute la fierté que nous avons d’accueillir l’Institut Confucius. Aux animateurs de la Faculté des lettres, l’occasion est à saisir de manière évidente pour que ce partenariat qui se concrétise ce jour soit un réel motif de fierté pour nous et pour les générations avenir ”, a déclaré le recteur de l’Unikin, Professeur Jean-Marie Kayembe.
Étant considérée comme la langue la plus parlée au monde avec plus d’un milliard de locuteurs natifs, l’apprentissage du mandarin est une capacité à communiquer avec une part importante de la population mondiale. Aussi, elle permet d’ouvrir des opportunités économiques, la Chine étant la deuxième plus grande puissance économique mondiale, joue un rôle majeur dans le commerce international.
L’apprentissage du mandarin permet de mieux comprendre la chine dans sa culture, son art, sa littérature, sa philosophie et ses traditions. Des voyages et découvertes, et de la géopolitique, cette langue est aussi un atout sur le plan du développement personnel. Comme l’a bien expliqué l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin.
“ Le chinois est la langue maternelle la plus parlée au monde et l’une des six langues officielles des Nations Unies. Symbole du patrimoine culturel chinois, la langue chinoise nous aide à mieux comprendre la Chine et le peuple chinois. Je suis très heureux de constater que de plus en plus de jeunes Congolais manifestent leur enthousiasme pour la langue chinoise. Grâce à l’apprentissage de cette langue, ils ont appris l’histoire et la culture de la Chine, eu l’occasion d’étudier en Chine, élargi leurs choix de carrière. En réalisant leurs rêves, ils ont aussi contribué à l’extension de l’amitié, à promouvoir la coopération et à construire une communauté de destin commun sino congolais ”, a-t-il déclaré .
Il a en suite ajouter :
“J’espère que nos deux parties profiteront de cette opportunité pour travailler conjointement à approfondir notre coopération culturelle et éducative, et promouvoir la compréhension mutuelle entre nos deux peuples et à l’inspiration mutuelle des deux civilisations”.
Créer en 2018, l’Institut Confucius a développé des activités d’enseignement de la langue chinoise en RDC et a formé des milliers d’étudiants congolais. Avec des cours répartis à Kinshasa et dans la région du Sud-Est, le mandarin Joue un rôle important dans la promotion des échanges et le renforcement de la compréhension mutuelle entre les peuples chinois et congolais. Elle parvient à se développer tant soit peu et se trouve actuellement en relation avec 12 partenaires résidant principalement à Kinshasa et au Katanga, Les prochains sur la liste sont le Kongo-Central et Kisangani où les pourparlers sont en cours.
Le Directeur Général de l’Institut Confucius de l’Académie diplomatique congolaise, Fundi Tanganyika Eloi, a souligné en terme de bilan que la formation a déjà touché plus de 2 000 congolais ainsi que les étrangers, mais aussi la contribution à l’accès des bourses d’étude en Chine, la faciliter d’embauche de certains congolais dans les entreprises chinoises. Après le salon de recrutement en collaboration avec 12 entreprises chinoises évoluant en RDC, plus de 700 candidats provenant de différentes universités de la ville de Kinshasa ont été retenus.
“ Nous pensons que ceci est une occasion pour officialiser notre partenariat avec l’Université de Kinshasa pour le bénéfice mutuel. Tout en souhaitant bon vent à ce programme, nous appelons les enseignants chinois et congolais de langue et culture chinoise, d’appliquer les pensées pédagogiques de Confucius qui se résume en ‘ceux qui savent étudier sont moins bons que les personnes qui aiment étudier, ceux qui aiment étudier sont moins bons que les personnes qui prennent les études de bonne joie ”, a dit M. Fundi.
Selon Baenda Fimbo, Directeur chef de service de l’Académie diplomatique congolaise, ce partenariat s’étendra sur l’apprentissage de la langue chinoise, de l’échange interculturel entre le peuple congolais et chinois. Mais également faciliter l’accessibilité dans certains domaines tels que la métallurgie, l’ingénierie des matériaux, la bio ingénierie, les mathématiques, l’informatique, la médecine, le droit, l’administration des affaires, le transport, la communication, et tant d’autres
“ La conclusion du protocole de coopération entre l’institut Confucius de l’Académie diplomatique congolaise et l’Université de Kinshasa est non seulement un avantage pour les étudiants et le personnel qui assimilent les connaissances linguistiques leur permettant d’accéder facilement aux bourses d’études offertes par les Universités chinoises et d’être compétitifs sur le marché professionnel, mais aussi une occasion de coopération scientifique entre l’Université de Kinshasa et l’Université Centre sud qui se traduit par d’échanges d’expériences et des recherches ”, a-t-il expliqué.
Étant le fruit de la coopération entre la partie chinoise, l’institut Confucius de l’Académie diplomatique congolaise représentée par la Fondation internationale chinoise pour l’éducation et l’Université centre sud d’une part ; et la partie congolaise représentée par l’Académie diplomatique congolaise du ministère des affaires étrangères, d’autre part. Il a non seulement pour objectif, l’enseignement de la langue chinoise mais aussi à l’échange interculturel entre la RDC et la Chine
Ben Mandjolo


