Au terme d’une prestation de haute volée ce samedi 10 janvier au Grand Stade de Marrakech, le Nigeria a logiquement disposé d’une équipe d’Algérie méconnaissable (2-0). Portés par un Victor Osimhen décisif, les Super Eagles rejoignent le dernier carré où les attend le pays hôte.
Dès le coup d’envoi, les hommes de Eric Chelle ont imposé un défi physique et tactique que les Fennecs n’ont jamais semblé en mesure de relever. En asphyxiant le milieu de terrain algérien par un pressing constant, le Nigeria a dicté le rythme de la rencontre. Malgré cette mainmise territoriale, la défense algérienne a tenu bon durant le premier acte, regagnant les vestiaires sur un score de parité (0-0) presque miraculeux au vu de la physionomie du match.
La sentence est finalement tombée dès le retour des vestiaires. À la suite d’un centre millimétré, Victor Osimhen a fait parler son sens du placement et sa détente pour catapulter le ballon de la tête au fond des filets. Un coup de massue dont les Algériens ne se relèveront jamais.
Quelques minutes plus tard, le Nigeria a enfoncé le clou par Akor Adams. À la conclusion d’un mouvement collectif d’école, l’attaquant nigérian a doublé la mise, illustrant la fluidité offensive des Super Eagles.
Le constat est cinglant pour la troupe de Vladimir Petković. En fait, sur l’ensemble des 90 minutes, l’Algérie n’a pas réussi à cadrer le moindre tir. Trop imprécis techniquement et incapables de contourner le bloc nigérian, les partenaires de Riyad Mahrez quittent la compétition par la petite porte, laissant une impression de fin de cycle.
Grâce à ce succès net et sans bavure, le Nigeria confirme son statut de grand favori au titre. Mais la marche suivante s’annonce haute. Ils affronteront le Maroc, porté par son public, le 14 janvier prochain pour une place en finale.
Josaphat Mayi, depuis Maroc


